
Bibliographie non exhaustive de documents et oeuvres relatives au Rwanda:
Sorties 2007
THE MEDIA AND THE RWANDA GENOCIDE
sous la direction de Allan Thompson
Pluto Press/Fountain Publishers/ CRDI 2007
ISBN 978-1-55250-338-6, 480 p.
« Les médias d'information ont joué un rôle crucial dans le génocide de 1994 au Rwanda : les médias locaux ont attisé la tuerie, tandis que les médias internationaux ont soit ignoré les événements, soit amplement sous-estimé leur gravité.
Pour la première fois, un livre se penche sur les deux côtés de cette équation médiatique. L'ouvrage examine, d'une part, comment les radios et la presse écrite locales ont été utilisées comme un instrument de haine en encourageant des voisins à se retourner l'un contre l'autre. De l'autre, il présente une critique de la couverture qu'ont faite les médias internationaux des événements cataclysmiques au Rwanda.
En réunissant des reporters et des commentateurs du Rwanda, des journalistes occidentaux réputés et des théoriciens des médias de premier plan, ce livre est le seul à préciser et à sonder l'ampleur de la responsabilité des médias. Il examine également les délibérations du Tribunal pénal international pour le Rwanda sur le rôle des médias dans le génocide.
Ce livre est un compte rendu renversant de l'influence dangereuse que les médias peuvent exercer lorsqu'ils sont utilisés comme une arme politique ou lorsque les organes de presse et les journalistes abdiquent leurs responsabilités. Les auteurs formulent des suggestions pour l'avenir en soulignant comment on peut éviter la censure et la propagande et en plaidant en faveur d'une nouvelle responsabilité dans les comptes rendus médiatiques. L'ouvrage comprend une déclaration de Kofi Annan et une introduction de Roméo Dallaire. »
"Une guerre noire"
Gabriel Périès, David Servenay
420 p., 25 €
La Découverte
9 bis rue Abel-Hovelaque
75013 Paris
"Une guerre noire", l'ouvrage de Gabriel Peries et David Servenay enquêtant sur les origines du génocide rwandais (1959-1994) est disponible à la vente.
Au printemps 1994, au Rwanda, près d'un million de personnes ont été exterminées en quelques semaines.
Après quatre ans d'enquête, dans les archives du monde entier, sur le terrain, auprès des militaires français, rwandais et belges, à interroger diplomates et politiques, les auteurs de l'ouvrage tentent de répondre aux questions suivantes: Comment un tel crime de masse a-t-il été rendu possible ? Quelle est la responsabilité des grandes puissances occidentales et de la France, surtout, si proche des génocidaires ?
À l'aide de témoignages inédits et de documents confidentiels, ils lèvent le voile sur l'une des origines secrètes du génocide rwandais : la doctrine française de la « guerre révolutionnaire ».
TUTSIE ETC
Maggy Corrêa , de père portugais, de mère rwandaise tutsie, Suissesse d'adoption (elle habite en Valais depuis une vingtaine d'années) a été animatrice de radio et de télévision. Pour se présenter dans son récit autobiographique "Tutsie", elle écrit: "Le hasard, qui n'existe pas, fait que ma vie me semblera bien souvent en contradiction constante, en opposition perpétuelle avec les événements, avec l'une ou l'autre partie de moi-même. Quoi de plus banal, vous en conviendrez, que ce sentiment d'être en porte-à-faux avec la "normalité"? Blanche lorsqu'il aurait mieux valu être noire, Tutsie dans un monde de Hutus, Européenne alors que j'affiche l'Afrique à pleins traits. J'ai commencé par laisser faire ce hasard qui choisisait pour moi: ce fut ma rencontre au Rwanda avec celui qui allait partager ma vie durant vingt-trois ans et devenir le père de mes enfants. J'étais âgée de dix-huit ans et je n'avais jamais quitté mon continent."(p.15)
L'incompréhensible et l'absurde d'hier trouvent leur justification dans notre identité présente et à venir.
Aussi n'existe-t-il pas de question plus stupide que: "Et si c'était à refaire?".
Au vu de ce qui m'est arrivé, ma conviction est que nous n'avons pas le pouvoir de modifier fondamentalement les grandes lignes de notre destinée. Le pourrions nous que ça deviendrait une histoire qui ne serait plus la nôtre. Nous avons seulement le pouvoir, dans un cadre pré-dessiné, de saisir ou non l'opportunité, d'en choisir le détail plus ou moins important ou de lui donner des teintes plus ou moins lumineuses... ou sombres. Et c'est beaucoup! Nous avons le choix d'accepter ou non de vivre au mieux ce qui nous est proposé. Les données de base étant fixées, il faut "faire avec"!
Une seule certitude: la vie est belle. Toute vie est belle et, si on le veut bien, la plus forte. La vie envers et contre tout. La vie malgré tout.
Sorties 2006
| François-Xavier Vershave, l'homme qui voulait soulever les montagnes | Au pourfendeur de la France-Afrique, coordonné par Pierre Laniray, Éditions Les Arènes, 2006, 212 pages, 18 euros. Face aux attaques et aux calomnies, voici un hommage de ses amis à celui qui, pendant des années, a mis sa force de travail et de conviction au service de la dénonciation de la politique africaine de la France. Près d'un an après son décès, l'ouvrage retrace à travers certains de ses écrits biographiques et les témoignages de ceux qui ont partagé son combat, le parcours de l'homme, depuis l'origine de son engagement, avec la découverte de la Shoah et de la guerre d'Algérie jusqu'à sa volonté de faire la lumière sur le rôle de la France durant le génocide des Tutsi du Rwanda. Un retour salutaire sur le parcours exceptionnel d'un homme qui, de son « obsession permanente pour l'insertion des handicapés », à sa « réflexion sur les biens publics à l'échelle mondiale », a toujours cherché à « donner valeur de loi au devoir de sauver les vivants ». |
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Génocidé |
R. Rurangwa © Presses De La Renaissance 2006 "Ils m'ont tué, moi et toute ma famille sur une colline au Rwanda en 1994. J'avais 15 ans. Je ne suis pas mort!" Son histoire fait frémir. Mutilé durant le génocide rwandais de 1994, amputé d'un bras par les hordes hutu, puis laissé pour mort et sauvé de justesse par l'organisation «Sentinelle» avant d'être soigné à Genève et de retourner dans son pays en 1996, Révérien Rurangwa a vécu l'horreur de l'intérieur. |
La fleur de Stéphanie |
ou Rwanda, nous devons vivre avec nos tueurs. Editions Flammarion Au Rwanda, douze ans après le génocide des Tutsi, une politique de réconciliation décidée par les autorités rwandaises incite les génocidaires, en échange d'importantes remises de peine, à avouer leurs tueries et révéler l'endroit où les dépouilles ont été abandonnées. Ces aveux se font lors de gacaca, tribunaux inspirés de la justice traditionnelle, et face aux rescapés à qui, souvent, ne sont guère épargnés les détails les plus terribles. Une demande de pardon, souvent formelle, doit également être adressée au parquet puis transmise aux familles de victimes. Ainsi, des milliers de prisonniers ont-ils été libérés et sont retournés vivre sur les collines, aux côtés de rescapés. Certains d'entre eux ont choisi de s'impliquer dans la politique de réconciliation nationale et ont ainsi choisi de se confronter aux tueurs, parfois de leurs propres familles, afin de les amener à « la paix » et la nécessité de vivre ensemble. Douze ans après le génocide, Esther est toujours, elle aussi, à la recherche de la dépouille de sa soeur adorée Stéphanie. Un tueur a avoué les faits : Esther l'a rencontré, il lui a demandé pardon et livré le nom de complices qui, eux, persistent à nier. A travers cette quête personnelle d'Esther, nous sommes allées au Rwanda écouter la parole de ces rescapés avides de faire enfin leur deuil. Nous avons également tenté de comprendre pourquoi certains rescapés avaient choisi d'aller se confronter à leurs tueurs pour les convaincre de rebatgir une nation commune. Qu'est ce qui détermine leur (non) choix ? Y croient-ils vraiment ? Le pardon est-il possible ? Quel en est le prix ? Nous avons raconté cette situation absolument exceptionnelle et inouie dans La fleur de Stéphanie, hommage à la soeur d'Esther et à tous ceux qui, comme elles, ne peuvent encore avoir une sépulture digne. |
Inyensi ou Les cafards |
L'auteur (Scholastique Mukasonga) raconte son enfance à Nyamata ou sa famille a été déportée en 1960 et ou elle a été massacrée pendant la génocide d'avril 1994 « Quiconque visite le Rwanda est saisi par la beauté de son paysage, mais il est aussi effaré par la violence de son histoire postcoloniale. Tout se passe comme si le bien et le mal irrémédiablement inséparables avaient scellé sous ses mille et une collines un pacte d'amitié. Il y a d'un côté les collines ; il y a, de l'autre, le million de crânes qui les jonchent. Mais ce qui prédomine, dans ce récit, c'est le remords des survivants, qui se traduit par les multiples cauchemars de l'auteur. D'où ce désir manifeste de donner aux disparus une digne sépulture de mots à la fois pour apaiser les vivants et sanctifier les morts. Souvenirs d'enfance Un cauchemar tutsi
Continents Noirs nrf Gallimard (depuis le 2/03/06) |
L'ombre d'Imana |
L'Alliance des éditeurs indépendants, en partenariat avec Actes Sud et huit co-éditeurs africains, publie au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun, en Côte d'Ivoire, au Gabon, au Rwanda, au Sénégal et en Tunisie le livre de l'écrivain ivoirienne, Véronique Tadjo : "L'Ombre d'Imana". Suite à une résidence d'écrivains au Rwanda, en 1998, Véronique Tadjo découvre les séquelles laissées par le génocide. Surmontant le choc initial, elle cherche à comprendre les causes de la barbarie. D'une plume qui mêle document, témoignage et fiction, elle tente de redonner des visages, des noms, des vies à ceux qu'elle a croisés, victimes ou bourreaux. En donnant la parole à un peuple replié sur sa douleur et sa peur, Véronique Tadjo parvient avec " L'Ombre d'Imana " à nous rendre proche sa détresse et réussit le pari d'écrire un livre non manichéen sur un sujet douloureux et complexe. Profondément humain et poignant, à la fois incisif et pudique, son texte tente de porter un regard humain sur une des pires inhumanités de l'Histoire. C'est en écrivain, et non en historienne ou en journaliste, qu'elle réagit à ce drame qui la touche dans son identité d'africaine et d'ivoirienne. Tout en soulignant la dimension collective des responsabilités dans le déclenchement de l'horreur, elle ne porte nul jugement : sa seule revendication est celle d'un devoir de mémoire. Osant briser le silence pour perpétuer le souvenir du génocide, son texte est un acte de foi dans la capacité de la littérature à guérir les gens et à réconcilier les peuples. Née en 1955 à Paris, Véronique Tadjo a été élevée à Abidjan. Son enfance a été marquée par de nombreux voyages entrepris en compagnie de ses parents. Elle a fait l'essentiel de ses études à Abidjan, puis s'est spécialisée dans le domaine anglo-américain à la Sorbonne Paris IV, où elle a passé un doctorat en Études Afro-américaines. Elle a beaucoup voyagé dans toute l'Afrique de l'Ouest, en Europe, aux États-unis et également en Amérique latine. Elle a enseigné dans le département d'anglais de l'Université Nationale de Côte d'Ivoire pendant plusieurs années. Actuellement, elle est écrivain et anime des ateliers d'écriture et d'illustration de livres pour enfants dans plusieurs pays. Elle a écrit plusieurs romans et recueils de poèmes et consacré une partie importante de son œuvre à la jeunesse. Après quelques années passées au Kenya, puis en Angleterre, Véronique Tadjo vit aujourd'hui à Johannesburg en Afrique du Sud. L'Alliance des éditeurs indépendants, depuis sa création en 2002, s'attache à faciliter des accords commerciaux solidaires entre ses 70 membres en soutenant des projets éditoriaux et notamment des coéditions. En effet, la coédition favorise le partage des tâches, les économies d'échelle, l'échange de techniques et de compétences, autant qu'elle garantit une sociabilité interprofessionnelle. La coédition de "L'Ombre d'Imana", publié en France par Actes Sud, s'inscrit dans une démarche d'aide aux éditeurs du Sud et de diffusion de la pensée. Ce projet se situe donc à la croisée de nombreux enjeux : circulation d'un texte dans l'espace francophone, prise de conscience des richesses intellectuelles du Sud, soutien des industries culturelles locales, promotion de la lecture et de la francophonie. Cette coédition se veut le premier jalon d'une entreprise de restitution de la littérature africaine à l'Afrique. Elle a pour ambition de susciter une dynamique éditoriale durable en renforçant la solidarité entre éditeurs du Sud et en donnant l'exemple d'un modèle de coédition viable sur le long terme. Cette initiative pourrait donc être pérennisée sous la forme d'une collection coéditée et coordonnée par les éditeurs africains. Mise en vente simultanée la 2eme semaine de mars 2006 Co-éditeurs : Akoma Mba (Cameroun), Cérès (Tunisie), Edilis (Côte d'Ivoire), Khoudia (Sénégal), Ruisseaux d'Afrique (Bénin), Sankofa & Gurli (Burkina Faso), Silence (Gabon), Urukundo (Rwanda)
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Rwanda, le pays hanté |
Le reporter-photographe Christophe Calais est allé à la rencontre du Rwanda post-génocide. Le livre Rwanda, le pays hanté fait la somme de plus de vingt voyages dans la région, entre juin 1994 et juillet 2005. Touché par l'intensité des photos, le jeune chanteur Corneille, rescapé du génocide, a prêté le texte d'une de ses chansons pour introduire l'ouvrage Entre juin 1994 et juillet 2005, le reporter-photographe Christophe Calais a effectué plus d'une vingtaine de voyages dans la région des Grands Lacs, plus particulièrement au Rwanda. En juin 1994, celui-ci sortait tout juste du génocide qui a fait, en trois mois, plus de 800 000 morts parmi les Tutsis et hutus modérés. Armé de son appareil photo, Christophe Calais est allé interroger le pays et ses habitants. Comment vit-on après l'horreur ? La réponse se trouve dans son livre, Rwanda, le pays hanté , qui vient d'être publié. Un livre au contenu aussi dense que son format, petit et légèrement à l'italienne. Hanté par le génocide, le Rwanda l'est sans conteste. Les morts et la mort rôdent encore autour des collines. Le livre s'ouvre et se referme sur une série de photos en couleur fantomatiques. Certaines sont floues. Les paysages y sont noyés dans la brume ou la pénombre et lavés par la pluie, les silhouettes y sont inquiétantes et imprécises. Dans le reste du livre, les photographies de reportage en couleur côtoient des portraits intenses en noir et blanc. Les visages des bourreaux et celui des victimes se rejoignent. Les photographies de cadavres et de crânes parlent plus que les légendes... "Sur la tombe de mes gens" Christophe Calais remonte le temps. Il explique la création du mémorial de Murambi où, le 14 avril 1994, 50 000 personnes ont été massacrées. Il fixe à jamais les regards de cette « famille d'enfants », qui survit à Kigali après la mort de leurs parents : Jean-Pierre, 14 ans, le chef de famille, Jean-Paul, 12 ans, Jean-Bosco, 10 ans, Apollinaire, 8 ans et leur cousine Nadine qui leur prépare à manger. Il suit la fuite des Hutus en République démocratique du Congo, en juillet 1994, par crainte des représailles du nouveau pouvoir rwandais dominé par les Tutsis. Puis leur retour au Rwanda, en 1996, chassés par la guerre civile congolaise. Il photographie le début du procès des militaires génocidaires à Arusha, en Tanzanie, en 2004. Il est dans les prisons du pays, où plus de 130 000 personnes sont détenues, accusées d'avoir participé au génocide. Il voit la mise en place des premières juridictions gacaca, tribunaux populaires inspirées des assemblées villageoises et assiste aux cérémonies commémorant le dixième anniversaire du génocide, le 7 avril 2004. Pour terminer sur une photo de l'Hôtel Palm Beach de Gisenyi et de l'Akagera Lodge, dans le parc naturel de l'Akagera. Une façon de dire que tout est prêt pour un retour à la normale. Malgré tout, d'autres images restent gravées, comme celle de cette femme en larmes, « devenue folle d'avoir tué » dit la légende. Ou celle de Claudine, 23 ans, torturée, laissée pour morte et qui a perdu toute sa famille. Longtemps, elle s'est crue folle : sur la photo, elle est entourée de deux personnes. Claudine est floue sur le cliché. Aussi floue que sa vie. La force de ces photographies et l'émotion qu'elles dégagent ont touché Corneille, le jeune chanteur de R'n'B rwandais, rescapé du génocide. Il a prêté le texte d'une de ses chansons, « Sur la tombe de mes gens », en guise d'introduction. Il explique : « Au moment où je commence à envisager un retour au pays, une appréhension me retient. La peur de l'inconnu, je suppose. « Sur la tombe de mes gens » est née de ces moments de doute. Les photographies de Christophe Calais racontent ce que je dis dans cette chanson mieux que mes propres mots. Cette rencontre a permis la réconciliation de ma mémoire avec mon pays ». Rwanda, le pays hanté , photographies de Christophe Calais, texte de Corneille, éditions du Chêne. |
| Barnum |
Désœuvré, blasé, Antoine s'ennuie à Paris lorsqu'on lui propose de rejoindre une ONG qui intervient au Rwanda pour secourir une population naufragée par le génocide. Le choc avec l'Afrique, avec la souffrance, avec la violence, avec la mémoire à vif d'atrocités inimaginables, est intense. Chargé de convoyer et de distribuer la nourriture dans divers camps de réfugiés hutus, que fait Antoine, selon ses propores dires, si ce n'est "enterrer les morts et nourrir des assassins" ? Il était cynique mondain, il devient distancié-efficace, à l'image des pros du "barnum", ce cirque humanitaire qui plante ses tentes partout où le malheur frappe à grand échelle : techniciens, infirmières, logisticiens d'ONG à la fois "spécialistes" et accros du malheur des autres, poussés par un mélange d'authentique générosité, de mal-être profond ou de simple carriérisme. De temps en temps, une montée d'adrénaline lui rappelle que la vie, et en particulier la sienne, a un prix, comme quand, sur une piste en pleine nuit, un gosse drogué lui pose le canon de son Kalachnikov sur la tempe... Et puis les couleurs, les odeurs de l'Afrique sont là pour le griser quand ni la fréquentation de ses congénères, ni celle de ses assistés ne suffisent à le réconcilier avec lui-même. Pierre Brunet chez Calman Lévy |
| Purifier et détruire, usages politiques des massacres et génocides | Seuil, 492 pp., 22,80 €. Les travaux de Jacques Sémelin ne font pas l'objet du même tintamarre médiatique, et pour cause : son livre, fruit de plusieurs années de recherche, ne vise pas à vilipender les responsables du massacre, mais à éclairer les processus qui y mènent. Dans son voyage au coeur de la barbarie extrême, ce chercheur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) ne limite pas son champ d'investigation au «pays des Mille Collines». Il revisite la Shoah et parcourt les campagnes de «nettoyage ethnique» en Bosnie. Irriguée par les nombreux travaux déjà menés sur ces massacres, cette étude comparative lui permet de dégager non pas un modèle, mais une série d'invariants qui, conjugués les uns aux autres, peuvent conduire au crime de masse. Jacques Sémelin évoque notamment la destruction du lien social sous l'effet de la guerre et/ou de la crise économique, le basculement des élites intellectuelles et politiques dans la désignation haineuse d'un Autre fantasmé, le sentiment d'une menace extérieure imminente (souvent la guerre aux portes d'un pays), relayée par une «cinquième colonne» qu'il convient, dès lors, d'éliminer. Pour les nazis, c'est la menace «judéo-bolchevique». Pour les Hutus, le Front patriotique de Paul Kagame qui tient une partie du territoire rwandais (au nord) et paraît en mesure de conquérir le pays en quelques jours. Pour les Serbes, ce sont les «Oustachis» qui les ont massacrés durant la Seconde Guerre mondiale et qui, assurent-ils, sont revenus au pouvoir à Zagreb, puis les «fondamentalistes musulmans» de Sarajevo qui ont proclamé l'indépendance de la Bosnie. Mais l'une des forces du livre réside dans la place qu'il accorde à l'imaginaire. L'auteur insiste sur la «rationalité délirante» qui selon lui est à l'oeuvre dans toute entreprise de destruction humaine. Pour qu'une population s'adonne collectivement au crime, il faut d'abord qu'elle soit convaincue qu'il y va de sa propre survie. Elle doit éliminer cet autre qui menace son existence même, ce juif ou ce Tutsi qui incarne «le diable». «Celui qui va devenir l'assassin se présente ainsi comme la victime», indique Sémelin. Pour sauver le «nous», il faut à tout prix rayer de la surface de la terre le «eux». «L'entrée en tuerie, écrit l'auteur, semble presque toujours impliquer ce tour de passe-passe stupéfiant qui conduit à assimiler la destruction de civils à un acte de guerre parfaitement nécessaire. Dès lors, le massacre relève de la légitime défense.» Pour illustrer son propos, Jacques Sémelin cite le journal de bord écrit par Félix Landau, un officier SS chargé d'éliminer les juifs sur les marges de la Russie. A la date du 5 octobre 1941, il note : «Pour les premiers véhicules, ma main a tremblé au moment de tirer, mais l'on s'y habitue. Au dixième, je visais calmement et tirais de façon sûre sur les femmes, les enfants et les nourrissons. J'avais à l'esprit le fait d'avoir aussi deux nourrissons à la maison, avec lesquels ces hordes auraient agi exactement de même, voire peut-être dix fois pire.» |
Sorties 2005
| Coups de foudre sur le Rwanda | Un livre pour raconter comment l'esprit et l'acte génocidaires sont nés et comment ils ont balafré le petit Etat d'Afrique Centrale. Bernard Chupin, qui a brievement séjourné en 1965 dans le Pays des milles collines et qui y est retourné en 2004 pour se recueillir sur la tombe de victimes, ne manque pas d'épingler le rôle de la France dans le massacre de quelque 800 000 Tutsis et Hutus dits « modérés. Bernard Chupin a connu le Rwanda dans les années 1960. Il y a séjourné en 1965 et témoigne du fait que le génocide a commencé bien avant avril 1994, même si c'est la date que l'Histoire retiendra sans doute le plus. Dans Coups de foudres sur le Rwanda , il couche sur papier la façon dont il a ressenti le drame qui a ôté la vie à quelque 800 000 Tutsis et Hutus dits « modérés ». Il revient sur son court voyage dans le Pays des milles collines et sur la peur des habitants, déjà palpable en 1965, car des Tutsis y étaient chassés et tués. Il raconte aussi son retour sur cette terre qu'il aime tant en 2004, pour se recueillir sur la tombe des victimes à l'occasion des dix ans « officiels » du génocide. Bernard Chupin décrit, avec une lucidité empreinte de lyrisme ou parfois de cynisme, ce qu'il a vu, senti et retenu des témoignages ou de ses lectures sur la catastrophe rwandaise. Admettant la part de responsabilité des Rwandais, il s'indigne de la réaction tardive de la communauté internationale et dénonce la haine des Hutus contre les Tutsis construite par la Belgique, ancienne force colonisatrice. Mais il n'oublie pas la France. Sa douce France qu'il n'hésite pas à juger comme coupable de complicité de génocide. Pour avoir fermé les yeux alors qu'elle aurait pu empêcher des massacres, pour avoir fourni des armes aux assassins, pour les avoir formés et même protégés au cas où la justice leur demanderait des comptes. Ce constat, l'auteur le fait la mort dans l'âme, le cœur à vif et les yeux pleins de larmes. Parce que son pays, qui a bafoué les droits de l'Homme dont il a accouché, il l'aime. Et que, comme tout amoureux trahi, il souffre terriblement. La complicité de la France lui brise le coeur Surtout lorsqu'il participe aux cérémonies de commémoration ou se rend sur les tombes de certaines victimes des machettes. Surtout quand il parle à des Rwandais et que le malaise l'envahit parce qu'il craint que ses interlocuteurs ne voient en lui qu'un Français fourbe venu voir le Rwanda se remettre des atrocités auxquelles l'Hexagone a pris part. Surtout lorsqu'à la commémoration il voit la maigre délégation française minauder, se vexer et tourner les talons après que le Président Paul Kagamé n'ait pas manqué de souligner la responsabilité de la France dans le génocide. Et pour qu'elle ne tombe plus dans ces travers, il appelle la nation bleu-blanc-rouge à se réveiller. Laissant échapper la peine qui l'étreint quant au rôle de l'Occident, il écrit : « Bravo mon Occident ! De bons chrétiens tu as fait des musulmans, de bons habitants des collines tu as fait des révolutionnaires sanguinaires ! C'est à pleurer. D'ailleurs je pleure sur toi, mon Occident, sur la tombe de Rosalie Gishanda, que j'avais croisée il y a quarante ans et dont le regard en biais, insondable, trahissait déjà une tristesse sans fond devant un destin inéluctable. Mon Occident, tu es bête à pleurer et je pleure parce que je t'aime, comprends qu'il est temps que le regard d'Orphée ne vienne plus perturber les Cercles de l'Afrique ». Et il avertit que le génocide pourrait recommencer si des mécanismes préventifs ne sont pas mis en oeuvre. Et de conclure avec amertume que si ce scénario se produit : « Les machettes reprendront du service pour ‘finir le travail', et comme les Tutsi ne sont ni Slaves, ni Juifs, ni Arabes, les opinions baisseront à nouveau les yeux sur leurs reality-shows, autrement bien plus vivants ». Pourvu qu'il se trompe et que la terre rwandaise ne soit plus rougie par le sang. Editions Pays & Terroirs |
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| Négrophobie | Boubacar Boris Diop, Odile Tobner, François-Xavier Verschave, Éditions Les Arènes, 2005, 202 pages, 19,80 euros
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Génocide: contre-offensive française Une enquête dont on connaît les conclusions avant même de l'avoir menée, cela s'appelle de la propagande. Et c'est bien de ce registre que relève le dernier livre de Pierre Péan (1), ultime avatar d'une série d'ouvrages publiés en France depuis le 10eanniversaire du génocide, en 2004, et visant à innocenter celle-ci ou à accuser le FPR de génocide. Il faut se rappeler que ce 10eanniversaire avait été marqué par la publication du livre du journaliste du «Figaro», Patrick de Saint-Exupéry, «L'inavouable - La France au Rwanda». «Déchiré» , le journaliste y racontait comment il avait découvert, en plusieurs années, que la France avait aidé les génocidaires rwandais «avant, pendant et après» le génocide et comment une part de l'armée française, appuyée par le président Mitterrand et une section de la droite politique, avait utilisé le pays des Mille Collines comme un «laboratoire» pour «tester» sa théorie de la guerre révolutionnaire, élaborée en Indochine et «mise en oeuvre en Algérie» avant que le général de Gaulle y mette «un coup d'arrêt». «La doctrine ne cessera pourtant d'être repensée et perfectionnée» au sein de l'armée française et, appliquée au Rwanda, permit «de transformer une intention de génocide en acte de génocide» , accusait Saint-Exupéry. La parution de ce livre entraîna la mise sur pied d'une «Commission d'enquête citoyenne» et le dépôt, devant le Tribunal aux armées, de six plaintes visant des militaires français. Le prestige personnel de l'auteur de ce livre, détenteur des prix de journalisme «Albert Londres» et «Bayeux des correspondants de guerre», le nom glorieux de notre confrère, neveu d'Antoine de Saint-Exupéry -mort aux commandes de son avion durant la Seconde Guerre mondiale et auteur du «Petit prince» - ajoutaient à la rage de ceux qui approuvent la politique française au Rwanda. Il fallait donc déclencher la grosse artillerie pour répliquer. C'est ce que fait Pierre Péan. Celui-ci écarte l'ouvrage qui gêne d'un «inutile de feuilleter les 288 pages du livre: elles reprennent grosso modo tous les poncifs» des «pro-FPR» (NdlR: ce qui est inexact: la thèse de Saint-Exupéry est originale), pour s'appesantir exclusivement sur une date qu'il conteste et qui est l'un des enjeux des plaintes déposées devant le Tribunal aux armées. Dans ce long ouvrage, parfois confus, Pierre Péan défend la thèse des extrémistes hutus. Voyons plutôt. 1. «Les Tutsis sont menteurs». «Le Rwanda est aussi le pays des mille leurres, tant la culture du mensonge et de la dissimulation domine toutes les autres chez les Tutsis et, dans une moindre part, par imprégnation, chez les Hutus» , écrit l'auteur. Il n'explique cependant pas pourquoi, dans ce cas, il s'appuie tant sur le témoignage d'un déserteur du FPR, Abdul Ruzibiza, qui est Tutsi, pour soutenir la thèse selon laquelle c'est le FPR qui a abattu l'avion du président hutu Habyarimana, attentat qui fut le signal de départ du génocide. 2. «C'est le FPR qui est le responsable du génocide des Tutsis». C'est le seul point sur lequel Pierre Péan diverge légèrement de la thèse des extrémistes hutus. Bravant l'abondance d'indications sur une préparation du génocide, ces derniers affirment que les massacres généralisés de Tutsis et des Hutus qui s'opposaient à cette mise à mort furent dus à une manifestation de colère «spontanée» de la population hutue après qu'on eut tué son Président. Notre confrère français complique ce refus de culpabilité: il dit tout à la fois que «Kagame a planifié l'attentat, donc planifié aussi sa conséquence directe: le génocide des Tutsis perpétré en représailles» ; que le FPR a manipulé le gouvernement et «les nationalistes» hutus pour qu'ils commettent des massacres afin que Kagame puisse prendre le pouvoir; et enfin, en même temps, que ce dernier «a fait croire que les Hutus qu'il a fait massacrer en grand nombre étaient des Tutsis». 3. «Le FPR utilise les femmes tutsies pour manipuler tout le monde». L'accusation figurait déjà dans le «Manifeste des Bahutu» , considéré comme un document préparatoire au génocide. Pierre Péan la reprend telle quelle, notamment pour expliquer des «dysfonctionnements dans le dispositif français» au Rwanda avant le génocide, en soulignant «l'infiltration de femmes tutsies auprès de nombreux Français». Qui vérifiaient l'ethnie des séductrices sur leur carte d'identité avant de succomber à leurs charmes? 4. «La Belgique est complice du FPR». Là où les extrémistes hutus se contentent de l'affirmer, notre confrère français fignole avec une décoiffante démonstration: les coupables sont les libéraux francophones de Jean Gol, assoiffés de pouvoir, eux aussi, qui appuient le FPR pour faire chuter le gouvernement «de leurs ennemis de la démocratie-chrétienne». Au bout du compte, «l'impulsion qu'il (Jean Gol) donna, reprise après sa mort, le 18 septembre 1995, par Alain Destexhe et Guy Verhofstadt, a finalement balayé les sociaux-chrétiens tant abhorrés de la (sic) CVP et a remis la famille libérale au pouvoir en 1999». Les Belges, eux, se souviennent que Jean-Luc Dehaene est tombé, en 1999, sur la crise des poulets à la dioxine. Plus insidieux: Péan laisse entendre -sans avancer le moindre indice- que ce sont plusieurs des paras belges assassinés aux débuts du génocide par les extrémistes hutus, dont le lieutenant Lotin, qui avaient amené à Kigali les missiles qui ont abattu l'avion du président Habyarimana. Plus généralement, on est frappé par le goût de Pierre Péan pour les attaques ad hominem, rédigées comme des fiches de renseignement, destinées à nuire à ceux qui ne défendent pas sa thèse (des «anti-France» s'emporte-t-il) et parfois basées sur des inventions -si j'en juge par les quelques lignes qui me sont consacrées. Notre confrère semble coutumier du fait: s'il encense aujourd'hui le juge Bruguière qui, sur base du témoignage du déserteur Ruzibiza, accuse le FPR de l'attentat contre l'avion présidentiel, Péan, en 2001, dans son livre «Manipulations africaines», accusait le même magistrat -qui avait alors le tort de soutenir une autre thèse que la sienne sur les auteurs de l'attentat de 1989 contre un DC 10 d'UTA- d'utiliser des méthodes «expéditives» et décelait «un côté barbouze» chez M.Bruguière, dont les affaires se révélaient «vides ou mal ficelées». Bref, s'il doit bien se trouver du vrai dans la littérature de M.Péan, il est enfoui dans une telle panade qu'on ne le reconnaît plus. Oui, le FPR a commis des massacres et peut-être est-il l'auteur de l'attentat contre l'avion de Juvénal Habyarimana. Mais l'ouvrage de notre confrère français manque sa cible: il ne nous fait pas oublier que ce sont les extrémistes hutus qui ont préparé et exécuté le génocide d'un million de personnes et ne nous convainc pas que la France -dont un officier commandait l'armée hutue à partir de février 1992- n'y est pour rien. Autre commentaire: ICI |
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| Le feu sous la soutane | Auteur: Benjamin Sehene Inspiré d'une histoire vraie, ce roman raconte, au coeur du génocide rwandais, les affres psychologiques et la déchéance morale d'un prêtre hutu accusé de viols et de crimes contre l'humanité. On suit au quotidien la mécanique qui mène à consentir puis à participer à l'extermination d'un million de personnes en cent jours. Exilé en France, Stanislas y sera mollement poursuivi. Répondra-t-il de ses actes devant la justice des hommes ? Ce récit aborde la question du rôle de l'Église dans le génocide de 1994. Editions: L'Esprit Frappeur http://www.benjaminsehene.com/ |
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| Rwanda 1994. Les politiques du génocide à Butare | PUBLICATION D'UN LIVRE D'ANDRE GUICHAOUA SUR LA REGION RWANDAISE DE BUTARE
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Rwanda 1994. Les victimes et les complices oubliés du génocide des Tutsi |
Cette brochure constitue un nouveau support de sensibilisation du grand public au dernier génocide du 20ème siècle et au combat de l'association Survie contre l'oubli, le négationnisme et pour la vérité sur l'implication de la France. Prolongement de la campagne menée par Survie au niveau national en 2004 pour la 10ème commémoration, cette brochure expose l'histoire du Rwanda, la contruction idéologique qui a abouti au génocide, l'attitude de la communauté internationale et l'implication française. Elle met aussi en avant le travail de vérité réalisé par la Commission d'enquête citoyenne (CEC) organisée en mars 2004 et qui a abouti à la constatation d'une complicité multiforme des responsables politiques et militaires français dans le génocide. Abordant la situation du Rwanda aujourd'hui (la difficulté de la justice et du "vivre ensemble", les séquelles traumatiques et le Sida), cette brochure est un encouragement à la continuation du combat pour la mémoire
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Imprescriptible |
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L'horreur qui nous prend au visage |
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Rwanda 1994-2004: des faits, des mots, des oeuvres Dix ans aprés: Réflexions sur le génocide rwandais |
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Sorties antérieures:
MUJAWAYO Esther et BELADDAD Souâd, Survivantes : Rwanda dix ans après , Editions de l'Aube, 2004.
COQUIO Catherine, Rwanda : le réel et les récits , Éditions Belin 2004.
KAYITESI Annick, Nous existons encore , Michel Lafont, 2004.
SAINT EXUPERY (de) Patrick, L'inavouable : La France au Rwanda , Les Arènes, 2004.
MEDECINS DU MONDE, Le génocide des Tutsis du Rwanda: une abjection pour l'Humanité, un échec pour les humanitaires, Médecins du Monde 2004
SAUR Louis, Le Sabre, la machette et le goupillon: Des apparitions de Fatima au génocide rwandai s, Mols, 2004.
VULPIAN (de) Laure, Rwanda : un génocide oublié ? Un procès pour mémoire , Editions Complexe, 2004.
DALAIRE Roméo, J'ai Serré la main du diable : La faillite de l'humanité au Rwanda , Libre Expression, 2003.
GODARD Marie-Odile, Rêves et traumatismes ou la longue nuit des rescapés , Erès, 2003.
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GOUTEUX Jean-Paul, La nuit Rwandaise : l'implication française dans le dernier génocide du XX siècle , Izuba Éditions avec l'Esprit Frappeur, 2002.
DELCUVELLERIE Jacques, COLLARD Marie France, MIEMME Jean Marie, SIMONS Mathias et MUKAGASANA Yolande, Rwanda 94 , (témoignage artistique) par GROUPOV, Editions Théatrales
Rwanda 94, conçu par ses auteurs comme une "tentative de réparation symbolique envers les morts, à l'usage des vivants" se propose de rendre voix et visage aux victimes, d'interroger les mtifs et le processus de leur assassinat. Le spectacle a été créé au festival d'Avignon 1999. Depuis, il a été joué en France, en Allemagne, en Belgique, au Canada et récemment au Rwanda; il fut primé à plusieurs reprises.
KAYIMAHE Vénuste, France-Rwanda : Les coulisses d'un génocide, témoignage d'un rescapé , Dagorno, 2002.
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