IBUKA > Présentation | Actions | Forum | Contact et adhésion | Revue de Presse | Téléchargements et Archives | Liens | Plan du site, glossaire et abréviations

RWANDA > Actualités |Bibliographie | Filmographie | Histoire | Economie | Justice | Revue de Presse | Retour à l'accueil

Sources principales : RDG ou PANA

13 mars 2007 (Source: Gateway)

Le Rwanda pourrait avoir des gisements de pétrole en quantité abondante, comme l'a déclaré ce lundi le 12 mars, Ir Albert Butare, Secrétaire d'Etat en charge de l'énergie.

Le Rwanda va commencer des travaux de prospection de pétrole sur son territoire en vue de déterminer les lieux qui pourraient regorger le pétrole. Ces travaux seront assurés par les experts hollandais qui ont une compagnie faisant ces mêmes travaux en Ouganda. Ces hollandais devraient arriver au Rwanda ce lundi pour entamer ces travaux. Ces experts ont confirmé que le Rwanda pourraient regorger de quantité abondante de pétrole à cause de sa situation géographique. Si cette information s'avérait vraie, le Rwanda pourrait accélérer le processus de réduction de la pauvreté vers l'acheminement de la Vision 2020.

3 février 2007 (Source: Fenêtre sur L'Europe)

La Banque européenne d'investissement (BEI) a décidé d'octroyer un financement à long terme de 10 millions d'euros en faveur des PME au Rwanda.
La BEI a signé hier à Kigali deux lignes de crédit, l'une de 7 millions d'euros a été conclue avec la Banque rawandaise de développement (BRD) l'autre, de 3 millions d'euros, concerne la Banque commerciale du Rwanda (BCR).

Le concours de la BEI donnera ainsi à ces deux banques les moyens d'octroyer aux petites et moyennes entreprises des prêts à long terme et de mettre sur pied des opérations de crédit-bail.

L'économie du Rwanda enregistre actuellement des progrès considérables en particulier en matière de stabilisation macroéconomiuqe. La croissance s'est renforcée tandis que l'inflation est passée sous la barre des 10%

19 octobre (Source: USINFO.STATES)

Des survivantes du génocide rwandais fabriquent des paniers pour les É.-U.

Ces paniers sont vendus par la chaîne de grands magasins Macy's.

Washington - Grâce à la fabrication artisanale et à la vente de paniers destinés au marché américain, les conditions de vie de milliers de survivants du génocide de 1994 au Rwanda se sont considérablement améliorées.

En 2005, une femme d'affaires américaine, Mme Willa Shalit, a mis sur pied un projet, dénommé en anglais « Rwanda Path to Peace », visant à créer un marché aux États-Unis pour les paniers fabriqués par des artisanes rwandaises dans le cadre d'un partenariat avec la chaîne américaine des grands magasins Macy's. Selon un communiqué de presse de cette chaîne, son grand magasin de New York a commencé d'en vendre, et il est prévu que son site Internet « Macy's.com » et plusieurs autres de ses grands magasins en offriront également.

« Le projet « Rwanda Path to Peace » de la chaîne Macy's, a indiqué Mme Shalit, donne à des milliers de femmes la possibilité de faire preuve de leur force, de leur talent et de leur fierté d'une manière qu'elles n'auraient jamais pensé possible. Ces femmes étonnantes se montrent à la hauteur de la tâche en offrant à la société rwandaise l'espoir d'un avenir meilleur. »

Ce projet est destiné à créer un secteur d'exportation viable et durable qui puisse favoriser la stabilité économique et promouvoir un environnement de paix dans ce pays dont le nombre d'habitants atteint 8 millions. Son concept de base est que les femmes qui s'entraident peuvent avoir une influence sur la façon dont le Rwanda se reconstruit, en donnant des moyens d'action à la population féminine et en suscitant un développement économique en dehors de l'aide traditionnelle au développement.

À propos de l'importance de ce projet, l'ambassadeur des États-Unis au Rwanda, M. Michael Arietti, a déclaré que, pour un grand nombre des femmes qui participaient à ce projet, c'était là leur seule source de revenu ou celle de leur famille car 90 % des habitants pratiquaient une agriculture de subsistance. Il s'agit d'un revenu important pour les rurales en particulier.

Par ailleurs, a-t-il indiqué, les femmes fabriquent souvent leurs paniers chez elles, mais se réunissent pour les vendre à une coopérative administrée par d'autres femmes. « Cela donne l'occasion à des femmes dont le mari ou les enfants ont été tués pendant le génocide d'avoir des rapports avec des femmes dont le mari ou les enfants ont participé au génocide, ce qu'elles n'auraient peut-être pas eu autrement. »

Pour sa part, la vice-présidente des relations publiques de la chaîne Macy's à New York, Mme Ronnie Taffet, a indiqué : « Il s'agit d'un véritable partenariat commercial pour les Rwandaises. Ensemble, nous avons une influence importante sur la vie de ces femmes en leur donnant la possibilité de décider de leur avenir d'une façon positive. »

Les artisanes reçoivent un tiers du prix de détail des paniers, ce qui représente un revenu sans précédent pour les ménages ruraux. Ce projet est susceptible de créer des recettes se montant à des millions de dollars pour le pays et d'avoir ainsi une influence positive sur la vie de millions de Rwandais qui ne disposent que de 1 dollar par jour pour vivre.

Des milliers d'enfants profitent déjà directement de ce projet, car il permet à leurs mères de consacrer leurs bénéfices à l'achat de vivres, de vêtements, de fournitures et d'uniformes scolaires qu'ils n'auraient pas pu avoir autrement.

Ces paniers sont faits notamment avec des fibres de papyrus, de sisal et des feuilles de bananier, suivant la région de leur fabrication.

Kigali, 17 octobre (Source: ARI) -

Le Premier Ministre Bernard Makuza a procédé à l'ouverture de la 4ème Edition d'Exposition des produits de l'agri-élevage dont le thème est : Professionnalisation de l'agriculture et promotion des Investissement, et il saisi l'opportunité pour célebrer en même temps la Journée Mondiale de l'Alimentation centrée sur « Investir dans l'agriculture pour la sécurité alimentaire - le monde entier y gagnera », a établi l'Agence Rwandaise d'Information (ARI).

« Pour être utile, la recherche au Rwanda doit être préparée et utilisée de façon avantageuse, de manière à atteindre le milieu rural où 90% de la population vit de l'agri-élevage qui constitue 40% de notre revenu et rapporte 80% des devises qui entrent dans le pays.

Même s'il y a de bons résultats au niveau des associations, l'élan devrait s'accélérer. Car, il y a beaucoup à faire et en plusieurs endroits. Le problème qui se pose est que beaucoup de nos produits sont encore réalisés de façon traditionnelle », a déclaré le Premier Ministre Bernard Makuza.

« Pour que l'agri-élevage ait plus d'impact, beaucoup d'actions doivent être atteintes, dont notamment, la préparation de la terre, la lutte anti-érosive, l'irrigation, l'insémination artificielle et l'utilisation des techniques qui orientent vers plus de productivité », a-t-il encore ajouté.

Bernard Makuza a précisé que le Gouvernement rwandais mettra en place une politique axée sur une réforme de lois. L'on sensibilisera davantage la population pour les questions d'agri-élevage. La présente exposition proposera des résultats atteints qui constitueront des modèles et des voies vers lesquelles se canalisera l'utilisation des investissements.

Le Premier Ministre Bernard Makuza a donné un prix de cinq cent mille francs rwandais (500.000 Frw) à l'éleveur dont la vache a été classée la meilleure au niveau national.

L'ouverture de la 4ème Edition de l'agri-Expo a coïncidé avec la Journée Mondiale de l'Alimentation dont le thème est « Investi dans l'agriculture pour la sécurité alimentaire - Le monde entier y gagenera ».

Pour commémorer l'événement, la Représentante de la FAO à Kigali, a prôné la nécessité de mettre en relief le rôle des investissments publics et privés dans l'agriculture. « Il convient d'envisager des mesures visant à améliorer les moyens d'existence en milieu rural, en inversant la tendance à la baisse des investissments publics dans l'agricultyure que l'on a observée ces 20 dernières années », a-t-elle dit.

« Soixante-dix pour cent de ceux qui ont faim de par le monde vivent en milieu rural. C'est donc dans ces zones qu'il faut absolument fournir des aliments et des emplois. Les semences qu'un paysan aura plantées permettront à terme l'apparition d'une exploitation agricole florissante qui paiera des impôts, contribuant ainsi à la construction d'écoles et de routes rurales. Depuis 1964, la FAO joue un rôle de premier plan au sein du système des Nations Unies pour mobiliser des fonds, à l'échelle internationale et nationale, en faveur de l'agriculture dans les pays en développement et les pays en transition.

La coopération que la FAO a établie avec les organismes de financement lui a permis d'aider 165 Etats membres à obtenir des fonds à l'appui de près de 1600 programmes et projets d'investissements agricoles et ruraux, pour un montant total de 80 milliards de dollars américains d'engagements de crédits », a-t-elle encore relevé.

Kigali, 26 septembre (Source: ARI) -

Le Secrétaire d'Etat chargé des Investissements, Vincent Karega, a procédé à l'Hôtel Intercontinental au lancement d'un projet au secteur privé et qui qui centrera ses efforts sur le développement du secteur informel au Rwanda, a établi l'Agence Rwandaise d'Information (ARI).

Ce projet doté d'un montant d'un million cinq cent dollars américains sera financé au début par l'ONUDI et le PNUD. Il devra améliorer le climat d'investissement afin de stimuler la croissance des petites et moyennes entreprises au Rwanda. Il renforcera les capacités relationnelles entre ces entreprises tout en favorisent leur accès à des marchés.

« Des analyses seront menées a niveau du secteur informel qui absorbe 75% de la main d'œuvre du Rwanda, soit 4,5% à 5 millions de personnes actives. Le secteur informel sera ainsi structuré d'ici deux à trois ans. L'essentiel est d'avoir un secteur informel renforcé au niveau institutionnel et légalet qui bénéficie des financements », a constaté Vincent Karega.

Les participants ont aussi appris que la Banque Mondiale en collaboration avec le service National des Statistiques sont entrain de mener une enquête sur les activités menées au sein du secteur informel ainsi que sur le nombre d'individus impliqués dans cette activité.

Il a été aussi relevé la nécessité de promouvoir un secteur informel qui se transformera progressivement en secteur formel, obéissant à une réglementation d'enregistrement et des lois fiscales.

Kigali, 26 septembre (Source: ARI) -

Le Secrétaire d'Etat chargé des Investissements, Vincent Karega, a procédé à l'Hôtel Intercontinental au lancement d'un projet au secteur privé et qui qui centrera ses efforts sur le développement du secteur informel au Rwanda, a établi l'Agence Rwandaise d'Information (ARI).

Ce projet doté d'un montant d'un million cinq cent dollars américains sera financé au début par l'ONUDI et le PNUD. Il devra améliorer le climat d'investissement afin de stimuler la croissance des petites et moyennes entreprises au Rwanda. Il renforcera les capacités relationnelles entre ces entreprises tout en favorisent leur accès à des marchés.

« Des analyses seront menées a niveau du secteur informel qui absorbe 75% de la main d'œuvre du Rwanda, soit 4,5% à 5 millions de personnes actives. Le secteur informel sera ainsi structuré d'ici deux à trois ans. L'essentiel est d'avoir un secteur informel renforcé au niveau institutionnel et légalet qui bénéficie des financements », a constaté Vincent Karega.

Les participants ont aussi appris que la Banque Mondiale en collaboration avec le service National des Statistiques sont entrain de mener une enquête sur les activités menées au sein du secteur informel ainsi que sur le nombre d'individus impliqués dans cette activité.

Il a été aussi relevé la nécessité de promouvoir un secteur informel qui se transformera progressivement en secteur formel, obéissant à une réglementation d'enregistrement et des lois fiscales.

Kigali, 26 septembre (Source: ARI) -

Le rapport de mise en oeuvre de la Convention de Stockholm (PNM) relative aux Polluants Organiques Persistants (POPs) au Rwanda vient d'être validé ce mardi 26 Septembre 2006 dans la salle Prima Holding de la Primature à Kigali, conformément à l'article 7 de ladite convention. Ce PNM a pour objectif général d'améliorer la gestion des POPs dans le but de protéger la santé humaine et l'environnement des effets néfastes de ces produits chimiques au Rwanda, a constaté l'Agence Rwandaise d'Information (ARI).

Il comporte huit plans d'action dont le coût est estimé, par les experts, à huit millions six cent vingt huit mille Dollars américains (US$ 8.628.000).

Le plus urgent de ces plans d'action concerne la sensibilisation, l'information et la formation du public rwandais sur les POPs. Ce qui est bienvenu, a déclaré madame Rose Mukankomeje, Directrice Générale de l'office de gestion de l'environnement au Rwanda (REMA) qui plaignait l'ignorance en la matière pouvant amener les gens à observer passivement le largage des POPs au pays comme récemment en Côte d'Ivoire.

L'article 7 de la Convention de Stockholm dont il est question stipule que dès l'entrée en vigueur de la convention, le pays signataire ou « partie » doit élaborer son plan national de mise en œuvre de cette convention (PNM). C'est pourquoi, conscient du danger que les POPs présentent pour la santé humaine et l'environnement et soucieux de s'impliquer dans les efforts de la communauté internationale dans la lutte contre les POPs, le Rwanda n'a pas hésité un instant. Il a signé le texte de la Convention de Stockholm depuis le 22 Mai 2001. Il l'a ratifiée par Arrêté Présidentiel n° 78/01 du 08 Juillet 2002.

Un projet de suivi de cette Convention a tout de suite été mis sur pieds au Ministère des terres, des Mines, de l'Environnement et de l'eau (MINITERE); il a réalisé plusieurs études et formations au profit du public rwandais et a servi de tremplin entre cette institution onusienne et le Rwanda.

Par son biais, nombreuses réalisations nationales ont intervenu notamment la mise en place des arrangements institutionnels, la disposition d'une législation adaptée visant spécialement les POPs et la faire appliquer, renforcer les capacités des personnes intéressées par la question des POPs comme des chimistes qui sont même devenus experts nationaux dans ce domaine…sans oublier la ratification des outils internationaux relatifs à l'environnement.

Après ce projet, un office national de gestion de l'environnement, REMA (Rwanda Environment Management, en anglais) a été mis sur pieds.

Avec cette validation et le savoir dont dispose le Rwanda, il y a lieu de croire que, légalement, les POPs obsolètes clandestinement introduits seront bien combattus au pays.

21/09/06 (Source: UN Integrated Regional Information Networks)

Rwanda: La lutte contre la pauvreté au menu de la conférence des évêques anglicans

La conférence des évêques anglicans qui s'est ouverte mercredi à Kigali, la capitale rwandaise, aura pour thème principal la lutte contre la pauvreté dans les pays du Sud, a indiqué Monseigneur Peter Akinola, archevêque du Nigeria.

« Auparavant, nous nous rendions dans les pays du Nord et sollicitions des dons pour nous permettre de travailler ; cela ne peut pas continuer », a expliqué l'archevêque Akinola, Président du Conseil des provinces anglicanes en Afrique qui représente quelque 37 millions de fidèles.

Vingt-cinq archevêques venus des pays du Nord, du Sud, d'Amérique centrale, d'Afrique, d'Asie du Sud-Est et du Moyen-Orient participent à la conférence qui prendra fin le 22 septembre.

Tous ces archevêques sont membres du Global South, un réseau de religieux conservateurs qui regroupe les églises opposées à tout changement dans les doctrines de l'Eglise anglicanes.

La conférence dont le thème porte sur l'abolition de la pauvreté, a pour objectif de trouver des solutions permettant aux pauvres de générer des revenus sans devoir compter sur l'aide des pays riches.

Dans son rapport 2005 sur le développement humain, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) suggère que les programmes définis dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), notamment les Documents de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) fixant le cadre de la coopération entre les pays en voie de développement et les bailleurs, aient des politiques d'élimination des inégalités.

Dans son discours d'ouverture, le Premier ministre rwandais Bernard Makuza a souligné l'importance de l'Eglise dans les pays en voie de développement tout en en demandant aux participants de jouer un rôle d'avant-garde dans la lutte contre la réduction de la pauvreté.

« Beaucoup de gens viennent vous voir pour vous demander un conseil spirituel », a déclaré M. Makuza. « Saisissez cette occasion unique pour leur expliquer ce qu'il est possible de faire pour améliorer leurs conditions de vie ».

Selon M. Makuza, le problème de la pauvreté est d'autant plus grave qu'il « a aussi des répercussions au niveau de la justice et de l'égalité des droits entre les citoyens ».

Les archevêques débattront également des moyens à mettre en oeuvre pour renforcer la lutte contre le VIH/Sida dans l'hémisphère Sud.

16/9/2006 (source: Angola Press)

Kigali, Rwanda, 15/09 - Des parlementaires ougandais, tanzaniens et kenyans vont se retrouver le 18 septembre prochain à Kampala, en Ouganda, pour discuter des enjeux de la future adhésion du Rwanda et du Burundi au sein de la Communauté économique est-africaine (CEA), a appris la PANA jeudi de source officielle à Kigali.

Selon la députée ougandaise, Sheila Kawamara Mishambi, qui s`est adressée à la presse dans la capitale rwandaise, ses collègues vont également discuter du traité de coopération au sein du regroupement sous-régional.

"Ce sera la dernière séance du genre, car nous allons discuter des recommandations finales qui permettront un cheminement rapide de la fédération politique avec l`admission du Rwanda et du Burundi au sein de la communauté", a-t-elle expliqué.

Répondant à un journaliste qui fustigeait le retard de l`admission du Rwanda et du Burundi au sein de l`EAC, Mme Kawamara a indiqué qu`il restait quelques exigences que les deux pays doivent remplir.

"Je ne suis pas impliquée directement dans les négociations, mais je reconnais que le Rwanda et le Burundi se sont déclarés favorables pour joindre la communauté", a-t-elle ajouté, précisant toutefois qu`il y a certaines conditions que les deux pays doivent remplir avant d`être admis.

Les pays membres de la communauté est-africaine disposenP déjà d`un parlement régional où ils sont représentés à raison de 09 députés par pays. Il est également prévu que tous les pays utilisent une monnaie unique, le shilling.

Un appel d'offres officiel pour la privatisation de Rwandair Express devrait être lancé d'ici à la fin du mois d'août. La compagnie, de taille régionale (elle dessert notamment l'Ouganda et le Kenya), emploie 105 salariés. Elle est en quête d'un partenaire stratégique qui pourrait acquérir 40 % de son capital, 30 % allant aux investisseurs privés rwandais et l'État conservant le reste. Des contacts ont déjà été pris avec SN Brussels, South African Airways et Kenya Airways. Dans cette opération, l'État rwandais - qui s'est donné pour objectif de privatiser près de 80 entreprises publiques - est conseillé par la Société financière internationale (SFI, institution de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé).

Encadrer les caisses populaires d'épargne et de crédit du Rwanda. C'est l'appel d'offres international que vient de remporter le réseau des Caisses mutuelles d'épargne et de crédit (CMEC). L'information a été donnée le mardi 27 juin 2006, par M. Simplice Amani, responsable administratif et financier de ce réseau, lors d'une rencontre avec la presse au siège de ladite structure à Angré. Selon M. Amani, le professionnalisme de l'ensemble des CMEC a suscité l'intérêt de certains partenaires au développement. D'où la collaboration actuelle entre les CMEC et les coopérations allemande et belge. Mieux, le conférencier a aussi évoqué les rapports entre son réseau et le fonds PASU qui est un fonds mis en place par le District d'Abidjan pour lutter contre l'insécurité urbaine. Aussi, M. Amani indique-t-il que tout cela, en plus des actions menées par les CMEC, ont contribué à la reconnaissance de son expertise. Dans la présentation générale de la structure, le responsable administratif et financier a révélé que les CMEC sont des institutions de micro finances initiées en 1995 sous une forme coopérative. Il s'agissait au départ pour les initiateurs de permettre aux populations rurales, abandonnées par le système bancaire classique, d'avoir accès aux services financiers. Les CMEC qui se sont assignées pour missions de contribuer à la réduction de la lutte contre la pauvreté à travers le financement des activités génératrices de revenus ont été agréées en juin 1999. A en croire M. Amani, sa structure a également pour mission de développer la culture de l'épargne, véritable moyen d'accès au financement au sein de la population, mais en priorité au sein de la population rurale. Il a fait savoir qu'avec la crise que connaît le pays depuis 2002, les CMEC ont connu quelques difficultés. «Malgré cet état de fait, nous avons su maintenir l'essentiel de nos activités à savoir satisfaire les besoins de leurs sociétaires », a dit M. Amani. Celui-ci a affirmé que désormais, le réseau CMEC qui a mis en place des représentations appelées coordinations dans chaque grande région, a décidé d'aller au-delà de la bancarisation rurale. «Nous allons moderniser notre vision managériale en l'adaptant à l'urbanisation galopante des souscripteurs», a précisé M. Amani. Il a expliqué que cela est consécutif au déplacement des sociétaires des 56 coopératives vers les zones urbaines du fait de la crise et du volume d'activités. Le réseau CMEC dispose à ce jour de 3 milliards de dépôts pour 4,5 milliards de volume de crédits et un encours de 1,5 milliard.

Dakar, Sénégal, 22/06 - La Banque africaine de développement (BAD) a décidé mercredi à Tunis d`accorder au gouvernement rwandais une subvention de 22,41 millions de dollars américains pour soutenir ses efforts visant à développer les capacités de ses ressources humaines.
Cette subvention permettra au gouvernement de réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) en mettant en ouvre un programme d`éducation de base sur neuf ans, indique un communiqué de la BAD.
Ce programme concerne toutes les provinces, notamment les communautés rurales qui abritent plus de 85 pour cent de la population du pays.

La production de café d'excellente qualité au Rwanda va bientôt recevoir un stimulant important lorsqu'un programme novateur visant à connecter des stations de lavage du café à l'Internet sera mis en route grâce à un projet financé par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). Cette initiative est soutenue par un don de 250.000 dollars du Fonds de développement de l'USAID. Elle ne représente qu'une petite composante de l'aide de 10 millions de dollars que l'agence américaine a apportée au cours des 5 dernières années à la mise en valeur des principales exportations du Rwanda. L'idée consiste à permettre aux producteurs, grâce à l'Internet, d'accéder facilement aux dernières informations relatives aux cours mondiaux du café et de rechercher des débouchés possibles pour leur produit. C'est, en somme, un effort de mondialisation qui, espère-t-on, fera du café rwandais un grand produit d'exportation.

Le café de Maraba, qui a été le premier café dit « de spécialité » produit au Rwanda pour l'exportation, sera le fleuron du projet de connectivité à l'Internet de l'USAID. Commencée il y a plusieurs mois, l'installation des câbles à haut débit nécessaires aux ordinateurs dans les sites de production du café, projet confié à l'entreprise américaine Terracom, est à peu près terminée et la première station devrait s'ouvrir prochainement. Terracom a récemment acquis des intérêts majoritaires dans le géant rwandais des télécommunications Rwandatel, dans le cadre du programme gouvernemental de privatisation. Le Rwanda, qui n'avait pas les capitaux nécessaires pour développer la société d'État Rwandatel, a vu cette vente comme un moyen important d'impliquer le secteur privé dans son ambition de créer une économie basée sur l'information, à l'image de Maurice qui a réussi ce pari grâce à des capitaux indiens.

Terracom, qui a posé plus de 350 kilomètres de câbles à fibre optique au Rwanda, fait également don de téléphones portables et de cartes de transfert de données sans fil à haut débit au partenariat Café Maraba-USAID. En février, l'ambassadeur des États-Unis au Rwanda, M. Michael Arrieti, a reçu une délégation de l'Association américaine des cafés de spécialité au Rwanda. Cette association est le principal représentant de l'industrie du café aux États-Unis, dont le chiffre d'affaires atteint 20 milliards de dollars par an.

La promotion du café rwandais, qui emploie des milliers de cultivateurs et de travailleurs, a déjà des effets exponentiels, indique un document de l'USAID : « Les résultats de cette augmentation des revenus sont évidents dans les collectivités où se cultive le café : les enfants vont à l'école, les maisons se réparent, les cultivateurs s'inscrivent à des plans de santé et la population œuvre de concert au bien commun. »

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka a entamé –depuis hier 22 mai- une visite officielle de quatre jours à Kigali, au Rwanda, pays dont il est originaire et où il avait assumé les fonctions de ministre des Finances avant de prendre les rênes du Groupe de la BAD, en septembre dernier.

Au cours de cette visite, M. Kaberuka aura une série d'entretiens de haut niveau avec les autorités (audience avec président de la République du Rwanda, M. Paul Kagame, une autre avec le Premier ministre rwandais, M. Bernard Makusa, une séance de travail avec le ministre des Finances et de la Planification économique, M. James Musoni), les chefs d'entreprise et des représentants de la société civile rwandais, ainsi qu'avec les partenaires au développement et les chefs de mission diplomatique accrédités dans le pays.

M. Kaberuka, dont c'est la première visite au Rwanda depuis sa prise de fonctions le 1er septembre 2005 comme président de la Banque africaine de développement, interviendra également, mardi 23 mai, au cours de la 3e conférence rwandaise de l'investissement sur le thème : «Où trouver les ressources ? L'ingénierie financière au service de l'investissement et de la croissance».
Ensuite, il visitera deux projets financés par la Bad au Rwanda.Une conférence de presse, prévue à la fin de son séjour, suivra de peu l'inauguration du bureau national de la BAD au Rwanda le jeudi 25 mai. Par ailleurs, on rappelle que les opérations du Groupe de la BAD au Rwanda ont commencé en 1974, pour des engagements cumulés qui se montent aujourd'hui à 680 millions de dollars américains pour 58 opérations.

L'Institut National des Statistiques du Rwanda (INSR), a procédé ce dimanche au lancement officiel d'une enquête statistique pour mieux orienter les politiques de développement économique et le niveau de pauvreté d'ici à l'an 2010, a constaté la PANA sur place.
Cette enquête qui devra se focaliser spécifiquement sur les conditions de vie des ménages est le deuxième du genre organisée au Rwanda, après celle qui s'est tenue en 2000-2001.


"Cette démarche facilitera la publication des vrais statistiques sur l'indice des prix à la consommation", a indiqué à la PANA le directeur de l'INSR, Louis Munyakazi.

Il s'agira également d'évaluer l'impact des projets initiés dans le cadre de la promotion du bien être social.

Le Dr Munyakazi a rappelé que cette enquête qui doit s'achever en décembre 2006, sera effectuée au niveau des 6.900 ménages dont 900 foyers établis dans la ville de Kigali.

On estime au Rwanda que 60,29 pour cent de la population vivent en dessous du seuil de la pauvreté avec un revenu annuel d'environ 110 dollars US.

Des enquêtes menées précisent que 41,6 pour cent de la population souffrent d'une insuffisance alimentaire, tandis que 65,7 pour cent sont également affectées par une malnutrition.

Dans le domaine de l'éducation, la première enquête de 2001, a démontré que 43,7 pour cent des personnes dans la tranche d'âge de plus de quinze ans, ne savent ni lire ni écrire.

 

Café : la coopération entre les É.-U., « Starbucks » et le Rwanda est un succès

Quarante mille producteurs de café bénéficient de ce projet parrainé par l'USAID.

partenariat starbucks, USAID, Rwanda
Jacqueline Schafer de l'USAID, l'ambassadeur du Rwanda Zac Nsenga et un représentant de Starbucks Alfredo Nuno fêtent leur association le 11 avril 2006. (Photo Harry Edwards)

Par Jim Fisher-Thompson - Rédacteur du « Washington File » (13/04/06)

Des millions de buveurs de café du monde entier et des milliers de cultivateurs du Rwanda peuvent se réjouir des effets du partenariat entre l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et la société « Starbucks » qui est spécialisée dans la vente de café aux États-Unis. Grâce à ce partenariat, « Starbucks » va commercialiser la marque « Rwandan Blue Bourbon » dans 5.000 de ses magasins.

Des dirigeants de la société « Starbucks », dont les 100.000 salariés accueillent 40 millions de consommateurs dans 10.800 points de vente dispersés dans le monde entier, et des responsables de l'USAID se sont retrouvés à l'ambassade du Rwanda, le 11 avril, pour goûter le dernier café haut de gamme importé du Rwanda par « Starbucks ».

Cet accord avec « Starbucks » - la vente a commencé en mars - a été conclu après que l'USAID eut coopéré avec le Rwanda pour améliorer la culture et les installations de transformation du café de ce pays.

La directrice adjointe de l'USAID qui est à la tête du bureau de la croissance économique, de l'agriculture et du commerce, Mme Jacqueline Schafer, a déclaré lors de cette réunion : « Nous avons dépensé 10 millions de dollars au cours des cinq dernières années afin de développer le secteur rwandais du café.

« Je me félicite particulièrement du fait que ce partenariat axé sur le marché a contribué à augmenter le revenu de 40.000 cultivateurs rwandais en leur permettant de vendre un produit à forte valeur économique. »

Dans le cadre de ce projet d'une durée de cinq ans, l'USAID a aidé les cultivateurs rwandais à construire et à rénover les installations de lavage des grains de café, les a formés aux techniques de dégustation, a organisé des coopératives, leur a offert des possibilités de financement et leur a présenté plusieurs vendeurs de café aux États-Unis, dont « Starbucks ».

« Ceci est un parfait exemple de partenariat réussi, et j'espère qu'il servira de modèle pour d'autres pays », a dit Mme Schafer.

La culture durable du café crée des revenus stables

Lors de la réunion à l'ambassade, un acheteur de café vert de « Starbucks », M. Alfredo Nuno, a déclaré que le « Blue Bourbon » rwandais était un produit « supérieur » qui appartenait naturellement à la catégorie des neuf autres cafés haut de gamme de sa société.

Faisant allusion à la lutte entre ethnies qui avait causé la mort de 800.000 Rwandais il y a douze ans, M. Nuno a déclaré : « Nous songeons à l'avenir du Rwanda, et nous voyons qu'il est radieux. Nous sommes résolus à coopérer avec les producteurs rwandais (...) afin de créer un partenariat à long terme » et de renforcer leur part du marché international.

L'ambassadeur du Rwanda, M. Zac Nsenga, a également évoqué la tragédie survenue dans son pays en 1994, disant : « La cérémonie de ce matin arrive à point nommé, au moment où nous commémorons le douzième anniversaire du génocide. En conséquence, nous célébrons non seulement la réussite d'une coopération (...) mais aussi les avantages de la réconciliation et de la stabilité au Rwanda. »

L'objectif des cultivateurs rwandais, a-t-il ajouté, est « de produire une qualité durable de café, dans des quantités stables, tout en respectant les normes. Ils recherchent une coopération durable avec « Starbucks ». Ce faisant, ils espèrent obtenir des revenus stables pour leurs familles. »

Le gouvernement rwandais est « résolu à créer un climat propice aux affaires qui permettra à cette relation de s'épanouir » et à la stratégie de développement fondée sur la coopération entre le secteur public et le secteur privé de continuer, a précisé l'ambassadeur.

Pour sa part, M. Nuno a expliqué au « Washington File » que le café rwandais était particulièrement savoureux parce qu'il était cultivé près de l'équateur à une altitude relativement élevée, à savoir 2.200 mètres. Il a précisé que la culture du café était adaptée aux zones situées entre le tropique du Cancer et le tropique du Capricorne.

En ce qui concerne le « Blue Bourbon » du Rwanda, « blue » fait référence à la couleur bleue des baies, et « Bourbon » à une variété de l'espèce arabica.

 

RWANDA - 5 mars 2006 - par CHERIF OUAZANI

Les provinces rurales présentent de fortes similitudes.

Après le génocide de 1994 et la chute du régime de Juvénal Habyarimana, une stratégie de sortie de crise a été adoptée par les nouvelles autorités où se mêlaient quête de stabilité politique, relance de l'appareil économique et consolidation de la paix dans les collines. Grâce à une période de transition, les institutions ont été mises en place : adoption d'une Constitution, organisation des élections locales, législatives et présidentielle, nomination d'un auditeur de la République aux prérogatives élargies en matière de contrôle de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. En matière de développement économique, un débat national a été lancé, dont la synthèse a été confiée à une équipe de technocrates. Ce travail, sanctionné par le document Vision 2020, esquisse la stratégie à suivre pour tripler, en moins de deux décennies, le revenu par habitant en le portant à 900 dollars en 2015, contre 290 en 1999. Cependant, le génocide a laissé de profondes cicatrices parmi la population. Les massacres se sont produits dans les quartiers et dans les collines, le plus souvent entre voisins ou entre collègues de travail. Le retour de la confiance entre gouvernants et gouvernés ne peut donc suffire. Car il s'agit surtout de faire en sorte que les Rwandais réapprennent à se parler. Depuis la fin du génocide, la population a peu à peu repris la parole. Débats sur le projet de Constitution, instauration des juridictions populaires, les gacaca… Avec la décentralisation, l'idée est d'associer la population à la gestion de la chose publique. En inversant la pyramide décisionnelle, la population en âge de voter d'une cellule devient un parlement dont les sessions se tiennent dès que la nécessité l'impose. De quoi multiplier les moments d'échanges entre les habitants tout en garantissant leur participation à la gestion de leurs affaires.

À partir du 1er janvier 2006, le Rwanda nouveau se décline donc en quatre provinces entourant la capitale. La ville de Kigali intra muros a vu se greffer une partie de Gasabo et se décompose désormais en trois districts. Pour éviter toute sémantique ambiguë, le choix des noms des nouvelles entités administratives s'est inspiré exclusivement des points cardinaux. Quant à celui des chefs-lieux, le critère géographique a également été retenu : au centre de la province, même s'il ne s'agit que d'un gros bourg. Le Rwanda est un petit pays de 26 338 kilomètres carrés. Ses quatre provinces présentent de grandes similitudes en termes de potentialités et de géographie. Cela ne les empêche pas d'aspirer à une complémentarité économique. Chacune devra entretenir une spécificité qui la rendra utile aux autres. Chaque gouverneur, nommé par décret présidentiel, nourrit des ambitions pour sa province, ce qui devrait entretenir une saine émulation, bénéfique à l'économie nationale.

Il était une fois dans l'Ouest

Aucune région du Rwanda n'a été épargnée par le génocide de 1994. Toutefois, l'ouest du pays détient la palme, puisqu'il a également souffert de l'insécurité résiduelle consécutive au drame, qui a persisté bien après 1995. En effet, cette région est limitrophe de la République démocratique du Congo, où se sont réfugiés des génocidaires après leur déroute face aux troupes du Front patriotique rwandais (FPR). C'est pourquoi Moussa Fazil Harerimana a une priorité : consolider l'unité et la réconciliation. Pour avoir été préfet de Cyangugu durant près de deux ans, Moussa Fazil connaît bien les problèmes de la province dont il est le gouverneur depuis le 6 janvier 2006. Délimitée au nord par les monts des Virunga, un massif volcanique abritant les gorilles à dos argenté, au sud par le Burundi, ses frontières orientales sont dessinées par les contours du Parc national de Nyungwe, une superbe forêt dotée d'une faune et d'une flore uniques au monde, qui abrite les sources du Nil. La province de l'Ouest est subdivisée en trois districts dont le nom des chefs-lieux évoque de magnifiques paysages : Gisenyi, Cyangugu et Kibuye. Ce dernier situé entre les deux autres a été retenu comme chef-lieu de province. Ces trois villes se situent aux bords du lac Kivu, ce qui leur confère de fortes potentialités touristiques. D'ailleurs, Gisenyi est la ville la mieux dotée en capacités hôtelières, faisant pâlir de jalousie sa voisine congolaise, Goma.

Outre sa vocation agricole, la province occidentale (2,04 millions d'habitants) se distingue des autres par un tissu industriel certes embryonnaire, mais qui fait défaut ailleurs. Outre leur apport en termes d'emplois, la brasserie de Gisenyi et la cimenterie de Cyangugu sont de gros contribuables, ce qui fait de ces entreprises une source non négligeable pour le financement des projets de développement. Cependant, la spécificité de la province tient aux échanges commerciaux avec la RDC, le transport lacustre et la pêche. Rien ne vaut un plat d'isambaza, des éperlans frits, que propose le restaurant d'Eden Roc, le plus grand hôtel de Kibuye. Le lac Kivu fait partie de l'actualité morbide de la planète depuis quatre décennies. Mais très peu de gens savent que ses plages au sable blond, ses îles et ses massifs en forme de pain de sucre constituent une invitation au séjour. D'ailleurs, de nombreux touristes venus à la rencontre des gorilles de Virunga préfèrent résider à Gisenyi plutôt qu'à Ruhengeri, pourtant plus proche du site occupé par les primates.

« Nous avons la chance de ne pas partir de zéro en termes de développement, explique Moussa Fazil. Outre le tourisme, nous envisageons de consolider le potentiel agro-industriel, avec pour objectif de donner une valeur ajoutée à notre production agricole, notamment le café jusque-là exporté à l'état brut. » L'objectif est d'installer dans les prochaines années plus de quatre cents stations de lavage de cerises de café pour améliorer la qualité de l'arabica, spécialité de la province de l'Ouest. Tourisme et agroalimentaire seront les deux piliers de ce far west qui aspire aujourd'hui à la sérénité.

« Le soleil se lève toujours à l'Est »

Depuis l'annonce du choix de leur ville comme chef-lieu de la province de l'Est, les habitants de Rwamagana ne cachent pas leur fierté. « Kigali n'existait pas encore quand notre cité disposait d'un réseau de voirie moderne », affirme Bosco, Rwamaganais de souche. Mais cet universitaire accompli est obligé de se rendre tous les matins à Kigali, distant de 50 kilomètres, pour travailler. Rwamagana ne peut proposer à tous ses fils du travail. Ancien comptoir commercial créé par des marchands arabes au XVIIIe siècle, la ville a perdu de son lustre d'antan, reléguée au rang de gros bourg, dans la périphérie d'une capitale en croissance continue. Ce n'est donc que justice si elle hérite du statut de chef-lieu de la province la plus importante en termes de superficie, englobant le Parc de l'Akagera, le « plat pays » du Rwanda. Sa population dépasse le million et demi de personnes réparties sur quatre districts. Passage obligé des échanges avec la Tanzanie, notamment avec le port de Dar es-Salaam, et l'Ouganda, cette province dispose de nombreux atouts.

Ses zones humides et ses 50 000 hectares de terres irriguées lui permettent d'occuper le premier rang en terme de production de riz, produit de consommation courante au Rwanda. Les grandes étendues de savane favorisent l'élevage bovin (400 000 têtes de bétail, 30 000 litres de lait quotidien) et caprin (la viande de chèvre est particulièrement appréciée). « Nous sommes encore très loin de ce que nos potentialités nous permettent d'espérer, affirme Théoneste Mutsindashyaka, gouverneur de la province orientale (voir p. 75). L'exploitation est encore au stade artisanal, un prolongement industriel s'impose. » Séparer les vaches laitières du reste de l'élevage, construire un grand abattoir moderne pour envisager de satisfaire le marché local et exporter vers les pays de la sous-région, améliorer la collecte de lait et réaliser des centrales capables de traiter la production afin d'augmenter sa durée de conservation et d'en tirer des produits dérivés, tels sont les objectifs de la province en termes de développement de l'élevage.

Le deuxième créneau à valoriser est le tourisme, national et international. Durant le week-end, les plages du lac de Muhazi sont prises d'assaut par de nombreux Kigalois en quête de baignade et de tranquillité. Uambo Beach est incontestablement l'endroit le plus couru. D'autres infrastructures sont en cours de réalisation pour absorber une demande de plus en plus forte. Quant au tourisme international, l'atout de la province a pour nom le parc de l'Akagera. La biodiversité de cette réserve naturelle est très attractive, d'autant qu'elle se situe à quarante-cinq minutes de l'aéroport international de Kanombe. Toutefois, la région manque cruellement de capacités hôtelières. L'écotourisme ne s'embarrasse pas de palaces cinq étoiles, mais même les espaces aménagés pour le camping aux abords des multiples lacs et du Parc de l'Akagera sont rares. « Il s'agit de multiplier les résidences de vacances, affirme Aimable, cadre originaire de la région, et de créer de nouvelles prestations avec l'aménagement des sites historiques et archéologiques. »

En termes de pauvreté et d'infrastructures, la province orientale ne se distingue pas des autres régions du pays. « Pour atteindre les Objectifs du millénaire [réduire de moitié le nombre d'habitants vivant avec moins de 1 dollar par jour, NDLR], nous n'avons d'autre choix que l'urbanisation des populations rurales, affirme le gouverneur Théoneste Mutsindashyaka. Pour cela, un seul remède : l'habitat regroupé. » En effet, la répartition spatiale de la population ne favorise pas la prestation des services publics : l'approvisionnement en eau potable, la distribution d'électricité ou l'accès aux centres de santé. Le regroupement des populations faciliterait l'accès aux écoles, souvent distantes des habitations de plusieurs kilomètres. « Mon projet est de faire de Rwamagana la deuxième ville du pays après Kigali, rêve tout haut Théoneste, cela réglerait bien des problèmes de développement durable. »

Pyrèthre et primates contre pauvreté au Nord

Boniface Racuga, ancien préfet de Ruhengeri, est aujourd'hui gouverneur de la province du Nord, une région présentée comme le grenier du Rwanda pour les performances de son agriculture, qui doit autant au travail de ses paysans qu'à la fertilité de ses terres volcaniques. Deux atouts distinguent cette province (1,56 million d'habitants) des autres régions du pays : le pyrèthre et les gorilles de Virunga.

En 1999, on comptait 300 cultivateurs de pyrèthre, produit de base utilisé pour la confection d'insecticides. Quatre ans plus tard, ce nombre avait atteint 26 000 planteurs, la surface cultivée passant de 150 à 3 000 hectares. Outre la disparition des abacengezi, nom donné aux rebelles infiltrés du Congo voisin, qui a contribué au retour des réfugiés sur leurs terres et à la reprise de leur activité, il y a eu l'effet Sopyrwa (Société de pyrèthre du Rwanda). Cette entreprise privée a entamé, en 2000, l'exportation de fèves sèches. En 2001, la Sopyrwa soumissionne, avec succès, lors de l'avis d'appel d'offres lancé à l'occasion de la privatisation de l'entreprise publique, paralysée depuis 1997 par la destruction partielle de son usine de traitement des fèves de pyrèthre. Coût de l'acquisition : 1,2 million de dollars. La réhabilitation de l'usine nécessite un investissement de 1,8 million de dollars qu'elle réalise sur un financement de la Banque rwandaise de développement (BRD). La surface plantée a été portée de 3 000 à 5 000 hectares, et s'étend à la région voisine de Byumba. La ville est aujourd'hui le nouveau chef-lieu de la province du Nord, qui dispose d'un second atout : les gorilles à dos argenté.

Les primates constituent une curiosité pour des milliers de touristes qui se rendent au nord du Rwanda. Paul Muvunyi, homme d'affaires, ne cache pas sa fierté d'avoir reçu dans le Gorilla Mountains Nest Lodge, le nouvel hôtel qu'il a réalisé à Kinigi, à 13 kilomètres de Ruhengeri, un membre de la famille Rockefeller. Outre la création d'une cinquantaine d'emplois directs, le complexe touristique permet à des dizaines de paysans d'écouler leur récolte quotidienne. Le Gorilla Mountains Nest atteint un respectable taux de remplissage de 80 %.

Les défis qui attendent Boniface Racuga, ses collaborateurs et les nouvelles autorités locales sont nombreux. Dans cette région caractérisée par une forte pluviosité, plus de 300 000 personnes n'ont pas accès à l'eau potable. Les dégâts occasionnés par les abacengezi (destructions d'infrastructures, incendies d'écoles et de centres de santé) handicapent toujours la province du Nord. La priorité du gouverneur ? Faire aboutir un projet de financement par la Banque mondiale d'un transfert d'eau du lac Kivu pour approvisionner Ruhengeri, Byumba et les autres centres urbains de la province. Coût de l'opération : 60 millions de dollars.

Le Sud entre culture et agriculture

Un Rwandais sur quatre vit dans la province méridionale, dont le chef-lieu est Nyanza, capitale royale jusqu'au milieu du XXe siècle. Outre la densité de sa population (plus de 600 personnes au kilomètre carré dans certains secteurs), la province du Sud est l'une des plus « urbanisées » du pays. Trois grandes agglomérations se suivent sur quelques dizaines de kilomètres : Gitarama, Bakagwa et Ruhango. Mais le plus grand centre urbain reste Butare, l'une des plus anciennes villes du Rwanda. Outre sa taille (plus de 200 000 habitants) et sa proximité avec le Burundi, Butare est connu pour son université, la plus grande du pays. Mais son statut de capitale du savoir est menacé par Bakagwa et son université, et les nombreux instituts que compte Gitarama. L'objectif affiché par le gouverneur Eraste Kabera est de faire de sa province une région à fort rayonnement scientifique. Sa priorité en matière de lutte contre la pauvreté est de construire une école par cellule et un lycée par secteur. De l'ouvrage en perspective.

Sans se détourner de l'agriculture qui occupe plus de 90 % de la population, Eraste Kabera entend promouvoir le regroupement des exploitations pour que les paysans puissent enfin accéder aux crédits bancaires et à la microfinance. « Les coopératives ont des vertus insoupçonnées, précise-t-il. Elles favorisent l'habitat regroupé que nous appelons imidugudu [des villages composés d'une centaine de familles, NDLR]. Cela nous permettrait d'améliorer les services que nous devons à nos administrés, d'une part, et, d'autre part, cela rationaliserait la gestion du foncier. Le regroupement des populations devrait libérer les surfaces consacrées à l'habitat pour qu'elles retrouvent leur vocation initiale : l'exploitation agricole dont la taille moyenne actuelle, moins de 0,8 hectare, ne permet aucune politique de modernisation ni d'industrialisation. » Un accroissement des surfaces permettrait d'intensifier l'exploitation et de doper les rendements.

Les projets de développement se bousculent dans la tête d'Eraste Kabera. Restent les problèmes de financement. La décentralisation confère aux autorités locales la gestion de la fiscalité. Mais les gros contribuables ne sont pas légion au Sud. C'est pourquoi le gouverneur envisage de faire financer le développement de sa province par le secteur privé en prenant des mesures incitatives pour séduire les investisseurs locaux, publics ou privés, et étrangers.

Si Nyanza devait un jour retrouver son lustre d'antan, elle le devra moins à la réhabilitation de son palais royal, désormais converti en musée de l'Histoire précoloniale, qu'au développement des instituts universitaires existants et à la modernisation des exploitations agricoles de la province.

 

Nouvelles liées à l'économie

30/3/2006 (source: Angola Press)

Quelque 205 millions de dollars US seront débloqués dans le cadre d`une étude et de la réalisation d`un barrage hydro-électrique de Rusumo, au sud-est du Rwanda, a appris jeudi la PANA de source officielle.

Selon les initiateurs du projet, la centraleélectrique de Rusumo sera bénéfique à trois pays de la sous-région: le Burundi, la Tanzanie et le Rwanda.

27/3/2006 (source: XinHuaNet)

Les pays membres de la Banque mondiale sont parvenus après des mois de tractations à un accord permettant d'annuler la dette de 17 pays dont le Rwanda, pour une somme cumulée de 37 milliards de dollars, tout en préservant la capacité de prêt de l'organisme créancier, l'Association internationale de développement.
Cette annulation de dette entrera en vigueur le 1er juillet et permettra aux gouvernements concernés de financer des programmes de lutte contre la pauvreté.

Cao Gangchuan, ministre chinois de la Défense nationale, s'est entretenu avec son homologue rwandais Marcel Gatsinzi mardi 28 mars à Beijing.

Les relations entre la Chine et le Rwanda se sont bien développées depuis l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1971, a dit Cao qui est aussi vice-président de la Commission militaire centrale et conseiller d'Etat chinois.

3/3/2006 (source: Iwacu1.com)

Le projet d'urbanisation de Kigali a du mal à prendre son envol

Un projet d'urbanisation de la ville de Kigali, initié par les autorités rwandaises au lendemain du génocide de 1994, tarde à se concrétiser faute de moyens financiers, mais également à cause des résistances des populations.
Pourtant, l'objectif de ce projet était de faire face au retour inattendu de quelque trois millions de réfugiés rwandais.
Kigali, la capitale rwandaise, fondée en 1907 par des explorateurs allemands, a vu sa population quadrupler entre 1991 et 2002. La ville compte aujourd'hui plus de 800.000 habitants, selon des sources officielles.
Le retour massif des réfugiés a créé un problème de logement et un grand désordre dans Kigali avec la multiplication des habitations précaires. Les autorités gouvernementales et municipales ont alors élaboré un nouveau plan de lotissement de la ville.
Dénommé le "Plan d'aménagement urbain de la ville de Kigali", il a été lancé depuis mars 2001 après la nouvelle restructuration des limites de la ville. C'est un projet à long terme qui s'étendra jusqu'en 2020.
"Ce plan fixe les normes de construction des nouvelles infrastructures dans la capitale rwandaise", confie à IPS, Fidèle Ndayisaba, secrétaire exécutif de la mairie de Kigali, chargé de l'expropriation et de l'attribution des parcelles urbaines.
Les travaux comprennent la réalisation de nouveaux lotissements et l'attribution de parcelles à caractère résidentiel, commercial, social et touristique nouvellement incorporés au périmètre urbain. Ils prévoient également la réalisation de routes et ponts ainsi que des canalisations pour les eaux de pluies et eaux usées.
"L'autre objectif du projet est de limiter l'afflux du trafic automobile dans la capitale rwandaise afin de créer une nouvelle ville pour les piétons uniquement", explique à IPS, Théoneste Mutsindashyaka, un ancien maire de Kigali.
Le projet comporte, par exemple, la création d'un lac artificiel dans le marais de Nyabugogo, à la porte sud de Kigali, et la construction d'un grand immeuble de quatre niveaux en plein centre de la capitale. Ce bâtiment comprendra un grand parking souterrain de 100 véhicules légers, ainsi que des supermarchés et des vidéothèques de haut standing, rapporte Ndayisaba à IPS.
"Nous voulons imiter le développement des métropoles occidentales comme Chicago et Rome", plaisante-t-il. Il se dit néanmoins persuadé que l'implication et le concours de véritables promoteurs de l'immobilier les aideront à relever ce défi.
Le coût estimatif de tout le plan est de 1,428 milliard de dollars, selon Ndayisaba qui indique que plusieurs promoteurs associés interviennent dans la réalisation du projet avec des sources de financement variées. L'exécution des travaux se fera progressivement suivant les moyens acquis par la mairie de Kigali, chargée de mobiliser progressivement les ressources financières aussi bien auprès du gouvernement que des bailleurs étrangers, dont l'Union européenne, explique-t-il à IPS.
Par exemple, dans le cadre de la mobilisation des promoteurs privés de l'immobilier, la ville de Kigali a facilité le développement des sites de maisons de moyen standing dans les quatre quartiers de la périphérie de la capitale.
De même, un autre projet pilote de maisons de bas standing est en cours d'exécution sous la supervision et le financement d'un Institut des sciences et de technologie, basé à Kigali. Son coût total est estimé à environ 506.000 dollars.
Par ailleurs, pour générer beaucoup de ressources, la mairie de Kigali a aménagé des parcelles de haut standing sur l'un de ses sites périphériques où les frais d'acquisition d'une seule parcelle reviennent à quelque 6.000 dollars.
"La viabilisation des nouveaux quartiers est un processus qui doit être minutieusement mené suivant des plans de lotissement bien élaborés", déclare Ndayisaba.
Pour répondre à ce besoin pressant, l'ex-maire de Kigali, Mutsindashyaka, a proposé de démanteler toutes les infrastructures installées en désordre qui, selon lui, ne répondent pas aux normes de la capitale. Ce qui a commencé à se faire.
Cette action de démantèlement des habitations précaires n'est pas du goût des populations "autochtones" de Kigali installées dans la ville depuis l'époque coloniale pour certains, et depuis l'accession du Rwanda à l'indépendance en 1962, pour d'autres.
Le projet comporte également un important volet d'assainissement de la ville pour trouver une alternative aux problèmes des "autochtones" de Kigali qui, après l'expropriation de leur propriété, manquent de logement en rapport avec les moyens dont ils disposent.
Les gens sont délogés de chez eux, mais ne sont pas relogés par la ville. C'est ainsi que les populations "autochtones", démunies pour la plupart, ont été contraintes de quitter la ville. Mais elles ont reçu des dédommagements afin d'aller se construire des maisons ailleurs, en dehors de la ville.
"Au lieu de les laisser déambuler inutilement dans la capitale, il fallait attribuer une autre demeure à ces familles expropriées incapables de se construire les maisons décentes exigées par la ville", dénonce Angeline Kayitesi, étudiante à la Faculté des sciences sociales dans une université libre de Kigali.
C'est dans cette perspective que le gouvernement rwandais a créé une banque de l'habitat chargée d'octroyer des crédits-logement aux fonctionnaires et aux employés du secteur privé.
Environ quatre millions de dollars ont été investis dans la promotion de l'immobilier au Rwanda, indique le directeur général de la Banque de l'habitat du Rwanda (BHR), Pipien Hakizabera. Selon lui, depuis le génocide de 1994, quelque 200 personnes ont bénéficié de ces crédits-logement..
"Ce nombre devrait augmenter cette année 2006, car notre seule ambition est de doubler le chiffre d'affaires de la BHR estimé cette année à un milliard et demi de francs rwandais (environ trois millions de dollars)", a déclaré Hakizabera à IPS.
Bernard Kabale, un activiste des droits de l'Homme à Kigali, déplore, toutefois, le désordre observé dans l'attribution des terrains car selon lui, les autorités municipales attribuent parfois une seule parcelle à plusieurs individus.

14/2/2006 (source: Angola Press)

Le Rwanda lance un plan stratégique du secteur agricole

Des responsables du ministère rwandais de l`agriculture et des ressources animales, ont procédé ce lundi au lancement officiel d`un nouveau programme visant la transformation du secteur agricole à travers le professionnalisme des agriculteurs locaux et impulser une croissance accrue et durable dans leurs productions, a appris la PANA de source officielle.

Selon un document élaboré par la ministère rwandais de l`Agriculture, il est prévu que la nouvelle stratégie qui sera mise en oeuvre vise à instaurer une économie de marché.

"Ce programme qui devra être bénéfique à quelque 1,4 millions de ménages du Rwanda prévoit que chaque foyer soit en possession d`au moins quatre ares de terre avec une tête de bétail dans la perspective de contribuer à la réduction de la pauvreté et lutter contre la famine", a indiqué le ministre rwandais de l`agriculture Anastase Murekezi.

Il a précisé que les grandes lignes du nouveau plan stratégique reposent sur une approche participative dénommée "pro-pauvres", qui a pour objectif d`impliquer une grande majorité de la population rwandaise vivant dans le monde rural à la modernisation de l`agriculture.

"Au fur et à mesure de la mise en application de ce nouveau programme prévue d`ici à l`an 2010, l`intervention de l`Etat sera réduite et toutes les responsabilités seront cédées aux communautés et au secteur privé, en vue de redynamiser le domaine agricole rwandais sur un marché productif et compétitif au niveau régional et international".

La diversification des sources de revenus et d`emploi des populations rurales, la gestion durable des ressources naturelles et en particulier des eaux et des sols figurent en bonne place dans ce programme.

"Nous envisageons la promotion des investissements productifs, à travers le développement de l`entreprenariat et de l`emploi dans le domaine de l`agri business", a fait remarquer M. Murekezi.

14/1/2006 (source: Angola Press)

Les officiels de l`Institut national rwandais des statistiques (INRS) ont procédé jeudi à Kigali au lancement de la première banque de données numériques du pays, destinée à fournir des chiffres exacts sur tous les domaines de la vie socioéconomique nationale.

15/12/2005 (source: AfricaTime)

Le Rwanda conseille vivement aux donateurs de concentrer leur aide au développement sur les programmes du NEPAD
Le Président du Rwanda, Paul Kagame, a lancé un appel à tous les membres de la communauté des donateurs de concentrer leur aide au développement sur les programmes des nations bénéficiaires qui sont en accord avec la vision et les objectifs du NEPAD.
Dans son discours programme lors de la 5 ème conférence annuelle à Kigali réunissant le Gouvernement du Rwanda et les Partenaires au Développement, il a dit : « En collaboration avec nos partenaires au développement il nous faut concentrer à nouveau nos efforts à soutenir les initiatives visant à créer une croissance économique suffisamment forte pour réduire la pauvreté ».
De tels efforts communs, a-t-il précisé, exigeront une productivité agricole accrue, stimuleront la production des produits d'exportation et créeront un environnement des affaires favorable au développement et à l'investissement dynamiques du secteur privé.
Tout cela, a souligné le Président, nécessite l'investissement considérable dans les projets d'infrastructure comme la production de l'énergie, la construction des voies ferrées et des routes, les technologies de l'information et de la communication et l'approvisionnement de l'eau, et ce, dans le cadre plus large des Communautés Économiques Régionales (CER) et des projets escomptables du NEPAD.
« Voici notre vision nationale et notre démarche stratégique sur lesquelles nous demandons à nos partenaires de s'aligner, et qui est également en accord avec les principes et les objectifs du NEPAD auxquels nous souscrivons » a-t-il fait observer.

Lors d'un briefing pour les donateurs sur les progrès faits par le Rwanda dans la mise en œuvre des projets du NEPAD, le Représentant Personnel du Président Kagame au NEPAD, Francis Gatare, a fait remarquer que les défis auxquels fait face l'Afrique sont immenses, alors que les partenaires au développement sont tout aussi divers. Par conséquent, les fondateurs du NEPAD ont jugé impératif d'identifier des domaines prioritaires communs sur lesquels il faudrait bâtir les fondements du développement durable.
Il a fait remarquer que c'est sur la base desdites stratégies du NEPAD que sont organisés les programmes nationaux et régionaux de mise en œuvre.
« À peine quatre ans après leur adoption, des progrès tangibles sont déjà évidents à tout le monde. La transformation envisagée par les fondateurs du NEPAD pour un continent de 53 pays doit pourtant être considérée comme un but à long terme dont les résultats deviendront plus clairs au cours des années à venir ».

Projets en cours d'exécution

Il a présenté dans leurs grandes lignes les projets spécifiques en cours d'exécution au Rwanda et dans d'autres pays membres sous les auspices du NEPAD, par exemple le Mécanisme Africain d'Évaluation par les Pairs (MAEP) (le Rapport d'Évaluation du Pays du Rwanda a déjà été soumis au Forum du MAEP), le Programme Détaillé de Développement Agricole pour l'Afrique et le projet de démonstration des e-Écoles.
M. Gatare a dit que la forte participation du Rwanda au NEPAD est fondée sur la conviction et la confiance que le NEPAD est un cadre de développement intégré en faveur de la croissance économique améliorée et la réduction de la pauvreté dans tout le continent d'Afrique au moyen de la consolidation des efforts de s'attaquer de façon cohérente aux défis sociaux, économiques et politiques du continent.
À la conclusion de la conférence de deux jours réunissant le Gouvernement du Rwanda et ses partenaires au développement, les donateurs ont loué le Rwanda pour ses succès.
Les donateurs ont promis leur appui total au NEPAD par le biais des initiatives de développement nationales et régionales et ont vivement conseillé au Rwanda d'accélérer le processus d'harmonisation en cours entre le NEPAD et les programmes de développement nationaux du Rwanda.
La délégation de la Commission Européenne au Rwanda a fait l'éloge des progrès faits par les programmes du NEPAD et a promis un appui continu aux initiatives nationales en collaboration étroite avec le Secrétariat de l'UA/NEPAD.

12/12/2005 (source: Jeune Afrique)

La Banque mondiale a accordé, le 10 novembre, deux subventions au Rwanda. La première, de 55 millions de dollars, doit permettre le développement du secteur privé, agriculture en tête. La seconde, de 20 millions, sera employée à la poursuite de la décentralisation et à l'amélioration des infrastructures urbaines.

3/12/2005 (source: AngolaPress)

Royal Dutch Shell, une grande compagnie pétrolière multinationale présente dans 35 pays africains, a cédé ses parts au Rwanda à une société kenyane, Kenya Oil Company (KENOL), propriétaire de 17 stations d`essence au Rwanda.

24/11/2005 (source: JeuneAfrique.com)

Au Rwanda, petit pays d'Afrique centrale qui porte encore les séquelles du génocide de 1994, la culture du café "gourmet" permet à la fois de lutter contre la pauvreté et de promouvoir la réconciliation ethnique. Au total, douze coopératives regroupant 20.000 planteurs de café et leurs familles, rassemblés au sein de la Compagnie des planteurs de café rwandais, produisent actuellement du café "gourmet" (ainsi qualifié en raison de la finesse de son arôme), précise Tim Schilling, le directeur du projet qui appuie ces coopératives. La pionnière a été la coopérative Abahuzamugambi ("Ceux qui partagent un même but" en langue nationale kinyarwanda), fondée en 1999 à Maraba dans la province de Butare (sud), une région pauvre du pays. Cette coopérative doit recevoir jeudi le Prix international de l'environnement de la ville suédoise de Göteborg. L'attribution de ce prix reflète, selon les organisateurs, à la fois la réussite économique et écologique de la coopérative dans la production organique du café Rwanda Maraba Bourbon et ses accomplissements sur le plan social.

Les douze coopératives sont "basées sur le modèle de Maraba et toutes envoient leurs agronomes à Maraba apprendre comment produire le café de qualité", explique M. Schilling. "Grâce à notre café, nous gagnons de l'argent, nous ouvrons des comptes en banque, nous achetons des vaches et nous payons les frais de scolarité pour les élèves. Il y a une évolution au niveau des conditions de vie", explique Claire Kampeta, 29 ans, qui travaille comme dégustatrice à Maraba. v La coopérative compte actuellement plus de 2.000 membres et utilise "le moins possible" d'engrais et insecticides chimiques. Selon les organisateurs du prix, le collectif qui compte dans ses rangs environ 40% de femmes a une influence sociale très importante dans la région. La production de la Compagnie des planteurs de café rwandais est vendue aux Etats-Unis, en Europe et même au Japon. A Maraba, les rescapés du génocide rwandais - qui a fait 800.000 morts, essentiellement parmi la communauté tutsie - travaillent côte à côte avec les bourreaux présumés de leurs familles, sans trop de ressentiment apparent. "Quand les gens font partie d'une association ou d'une coopérative, ils ont une activité commune et génératrice de revenus et il leur est donc plus facile de se réconcilier", estime François Habimana, le secrétaire exécutif de la coopérative de Maraba, qui fait partie de la délégation qui s'est rendue à Göteborg.

"Les membres d'une coopérative font des projets ensemble pour l'avenir et ils sont conscients que si ils ne sont pas unis, ils ne peuvent pas atteindre leurs objectifs", poursuit M. Habimana. Selon Gemma Wera, l'un des planteurs de Maraba, la preuve en est que le lancement des "gacaca" - tribunaux populaires chargés de juger les auteurs présumés du génocide - s'est déroulé avec moins de tensions à Maraba qu'ailleurs dans le pays.

"Les liens tissés au sein de la coopérative ont fait en sorte que les gens arrivent à surmonter, au moins partiellement, les tensions qui ont surgi avec la mise sur pied des gacaca", confie Mme Wera, 53 ans, mère de huit enfants. Son mari, accusé de génocide, est en prison depuis dix ans.

18/11/2005 (source: JeuneAfrique.com)

Parti de rien, dans un pays dévasté, Alfred Kalisa a réussi en quatre ans à hisser la BCDI, créée avec ses propres économies, au niveau des établissements qui comptent.

Le banquier rwandais Alfred G. Kalisa, président de la Banque de commerce, de développement et d'industrie (BCDI), est un pionnier. Après avoir effectué la majeure partie de sa carrière professionnelle à l'étranger, ce spécialiste diplômé de l'université de Boston a décidé de rentrer au pays pour fonder, avec ses propres économies et l'appui d'une douzaine de particuliers, sa propre institution bancaire : « Ce ne fut pas une sinécure, car à l'époque, en 1994, à l'image du reste du pays, le secteur était totalement sinistré. » Rompu aux méthodes de travail anglo-saxonnes, il a rapidement identifié les besoins de sa clientèle potentielle et a cherché à se démarquer de la concurrence. En soignant l'accueil aux guichets, par exemple : « Il ne faut pas oublier cette dimension fondamentale de notre métier. Les banquiers sont avant tout des prestataires de services. Nous devons toujours rester en contact avec nos clients. Et, autant que possible, devancer leurs attentes. »
Dès sa création, en 1995, la BCDI a proposé des produits innovants, comme la fameuse carte de retrait et de paiement « Fidélité ». Le succès a été immédiat. La carte fait office de porte-monnaie électronique, c'est-à-dire qu'elle est rechargeable, tant que le compte est créditeur, à partir de bornes installées aux guichets.

Ce mode de règlement présente l'avantage de réduire le risque de vol car les transactions ne s'effectuent plus en liquide. Il a été adopté par plus de deux cents commerçants et hôteliers du pays. Grâce à sa souplesse d'utilisation, il est également accessible aux voyageurs étrangers de passage à Kigali : même si ceux-ci ne sont pas clients de la banque, ils peuvent acheter une carte, facturée à prix coûtant. Elle est créditée - en francs rwandais - d'un montant équivalent à l'avoir déposé au guichet et sert à payer leurs dépenses en toute quiétude. Par la suite, la BCDI a créé le premier réseau de distributeurs automatiques de billets. À ce jour, c'est encore le seul dans le pays, ce qui vaut à son possesseur d'être courtisé par les autres établissements de la place : s'ils veulent eux aussi lancer des cartes de retrait, il leur faudra négocier l'utilisation du réseau. Pourquoi ne pas avoir profité de cette avance technologique pour passer directement à l'étape supérieure, et offrir aux clients de la BCDI une carte de crédit internationale, affiliée aux organismes Visa, Mastercard ou encore American Express ? « La réglementation rwandaise ne nous permet pas actuellement de franchir ce cap. Mais nous avons engagé des tractations avec la Banque centrale pour faire avancer ce dossier », explique Alfred Kalisa.

Partie de zéro, la BCDI est devenue en moins de cinq ans la troisième banque du pays. En position de force sur le marché rwandais, elle emploie aujourd'hui 250 personnes et elle est sur le point de damer le pion à ses concurrents, la Banque commerciale du Rwanda, filiale du groupe belge Bruxelles Lambert, et la Banque de Kigali, filiale de la Belgolaise. Elle nourrit également des ambitions régionales : elle prévoit d'ouvrir des succursales à Nairobi (Kenya), Dar es-Salaam (Tanzanie) et Kampala (Ouganda) : « Il faut disposer rapidement de structures adaptées pour encourager et accompagner le mouvement d'intégration qui est à l'oeuvre. Le développement du commerce entre les pays du Comesa (Marché commun des pays d'Afrique de l'Est et australe) est une chance à saisir ! »

Alfred Kalisa envisage l'avenir avec sérénité. Même s'il n'ignore pas le chemin qui reste à parcourir pour moderniser - mettre à niveau, dirait-on sous d'autres latitudes - le système bancaire du Rwanda. Il est indispensable d'améliorer la collecte de l'épargne. Une fraction importante de la richesse intérieure, notamment celle qui provient des activités relevant du secteur informel, dort dans les bas de laine et ne peut être réinjectée dans le circuit économique via les institutions financières...

21/10/2005 (source: La Libre Belgique)

La filière café était sinistrée par la vieillesse des pieds et l'abandon durant le génocide.
Le gouvernement appuie sa relance en le plaçant sur le marché des grains de qualité.

Le café peut-il, à nouveau, constituer un espoir pour le Rwanda? Baudouin Michel, professeur à la faculté universitaire des Sciences agronomiques de Gembloux, a été «heureusement surpris» à l'issue d'un voyage dans ce pays d'Afrique centrale, il y a quelques mois. Ce dernier a en effet «largement suivi ce que nous avions recommandé il y a 5 ans», alors que M. Michel était consultant pour l'Union européenne

19/10/2005 (source: APPA)

Une économie fortement dépendante des chocs externes.

En dix ans, le Rwanda est parvenu à renouer avec une certaine stabilité macroéconomique et à réconstruire ses institutions gouvernementales. L'ordre règne à Kigali sous la présidence ferme du Président Kagamé. L'activité nationale demeure tributaire d'un secteur agricole prépondérant, lequel représente la moitié du PIB et assure plus de deux tiers des exportations. Aux côtés de cultures de subsistance, essentiellement la banane, le secteur possède de fortes cultures d'exportation, reposant principalement sur le thé et le café. Le thé assure près de 60% des revenus d'exportation. Mais l'agriculture et l'industrie de l'agroalimentaire restent fortement dépendantes des aléas climatiques. Le pays détient également des ressources minières conséquentes, notamment le coltan et la cassitérite qui représentent 80% de la production minière.
L'économie nationale subit les chocs externes en raison notamment du peu de diversification des activités. D'autre part, elle dépend encore largement de l'aide extérieure. Le pays a ainsi obtenu un crédit de 25 millions de dollars de la Banque mondiale, en janvier 2005, afin de lutter contre les coupures de courant à répétition sur le territoire. Les autorités doivent effectivement faire face à un déficit en énergie électrique pénalisant pour l'activité économique. Le Rwanda bénéficie également d'une réduction de sa dette, après avoir rempli les conditions fixées par le FMI et la Banque mondiale, dans le cadre du programme PPTE(initiative pour l'allègement de la dette des pays pauvres très endettés). La dette publique extérieure freine considérablement l'activité nationale. Ainsi, sur une dette de 1,4 milliard de dollars, l'assistance des institutions internationales permet d'obtenir une réduction de l'ordre de 30%. Le pays doit également faire face à une croissance démographique élevée, le taux de fertilité étant de 5,8 naissances par femme, ce qui a un fort impact sur les conditions sanitaires. Le virus du sida, mais également la malaria et la tuberculose frappent encore durement le Rwanda.
Le dialogue politique à la place du combat militaire.
Les rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda(FDLR) ont annoncé, le 31 mars 2005, déposer les armes et vouloir renoncer à la lutte armée. Désormais, le combat sera politique et non plus militaire. Leur dernière grande offensive remonte à 2001 et s'est soldée par un rétentissant échec. Ces forces rebelles, de 10 à 14 000 hommes se sont réfugiées en République Démocratique du Congo depuis le génocide.
COMMERCE EXTERIEUR
(en milliards de dollars)
2003 2004
Exp. marchandises 0,058 0,098
Imp. marchandises -0,220 -0,257
Exp. services 0,047 0,074
Imp. services -0,180 -0,203
balance paiements -0,083 -0,046
Rwanda
Population 8 395 000
accroissement :2,80%
Densité absolue :340 hab./km2
0-14 ans : 45,71%
15-64 ans : 51,28%
65 ans et plus :3,01%
Indice de fécondité:5,69
Espérance de vie:39,79 ans
Population urbaine:6,56%
accroissement : 5,00%
LANGUES PARLEES:français,
kinyarwanda,anglais,kiswahili
COMPOSITION ETHNIQUE:
Hutus :80%,Tutsis:19%,
Pygmées : 1%
RELIGIONS:musulmans 1%, croyances traditionnelles et autres 25%, catholiques : 52,7%,prorestants 24%, adventistes 10,4%
Les chiffres du Rwanda
AGRICULTURE
cheptel en millions de têtes, bois en millions de m3, autres productions en millions de tonnes)
2003 2004
Indice prod.agri. 129,7 131,1
Bois 7,904 -
café 0,014 0,027
canne à sucre 0,040 0,040
maïs 0,079 0,088
millet 0,004 0,004
pommes de terre 1,100 1,200
riz 0,028 0,046
thé 0,015 0,015
bovins 0,815 0,815
ovins 0,260 0,260
porcins 0,180 0,180
ECONOMIE
(en milliards de dollars, sauf PNB par habitant en dollars)
2003 2004
PNB global 1,82 1,85
PNB par habitant 220 215
croiss.en vol du PIB 2,4 3,5
aide internationale 0,340 -
taux d'inflation 6,9 -
taux d'intérêt 8,14 3,79
Investis.étrangers 0,004 -
cours US Dollar 537,66 574,62
recettes touristiques 0,036 -

15/10/2005 (source: Le Monde)

Le Rwanda, qui n'a pas d'énergie propre, est intéressé par le procédé d'extraction du méthane mis au point par les Français. "A la fin de l'année, le gouvernement rwandais devrait choisir l'entreprise qui installera sur le lac Kivu une station destinée à extraire 6 millions de m 3 de méthane par an" , ce qui implique aussi de trouver le financement de la station (1,5 million d'euros).

Si tout se passe bien, le lac Kivu pourrait être équipé mi-2007. La station d'extraction devrait servir dans un premier temps à fournir de l'énergie à la brasserie Heineken, installée près du lac. A plus long terme, il devrait être possible de produire de l'électricité à partir des énormes quantités de méthane stockées dans le lac Kivu.

11/10/2005 (source: IRIN)

Un nouveau projet agricole pour quelque 75 000 paysans

Un projet de 8,4 millions de dollars destinés à tester de nouvelles techniques agricoles sera proposé à au moins 75 000 paysans rwandais, a annoncé le Fonds international de développement agricole (FIDA).
« Ce projet aidera le Ministère [rwandais] de l'Agriculture à transformer l'agriculture de subsistance en une activité plus axée sur l'économie de marché », a déclaré jeudi Cyril Enweze, le vice-président du FIDA.
Cyril Enweze a fait cette déclaration depuis le siège du FIDA à Rome, où il a signé un accord de prêt de 8,2 millions de dollars américains avec Monique Nsanzabaganwa, la Secrétaire d'État au ministère des Finances et de la Planification économique.

FIDA est une institution spécialisée des Nations unies qui a pour mission d'éradiquer la pauvreté rurale dans les pays en voie de développement.

Selon un communiqué publié par le FIDA, à Rome, ce projet est appuyé par un prêt et une subvention de 200 000 dollars américains du FIDA, avec un cofinancement du Ministère britannique chargé du développement international et du gouvernement néerlandais.

Des centaines de milliers de Rwandais bénéficieront du projet. Il permettra de tester des nouvelles techniques agricoles et d'élevage et de renforcer les capacités des associations d'agriculteurs et des administrations locales à fournir des services et à assurer le relais avec les organes de l'administration centrale. Il favorisera également la mise en place d'un système de gestion des connaissances destiné à informer tous les agriculteurs du pays des innovations techniques.

« L'aide du FIDA a permis au Gouvernement du Rwanda de faire en sorte que sa stratégie de transformation de l'agriculture réponde véritablement aux besoins des pauvres paysans », a déclaré Cyril Enweze.

Les revenus générés par l'agriculture correspondent à 42 pour cent du produit intérieur brut du Rwanda. 90 pour cent des 8 millions d'habitants que compte le pays travaillent dans le secteur agricole.

Selon le FIDA, ce « projet d'appui au plan stratégique de transformation de l'agriculture », étalé sur sept ans, répond à une demande du gouvernement rwandais de mettre en pratique certains des éléments de sa stratégie nationale. A terme, le projet contribuera à définir une approche sectorielle de l'agriculture dans l'ensemble du pays.

Au Rwanda, le climat et les sols se prêtent à la riziculture, mais les rendements restent faibles. Grâce au projet, les riziculteurs pourront désormais intensifier la production dans les régions marécageuses en régulant les niveaux de l'eau et les dates de repiquage, en utilisant des outils perfectionnés et en accélérant le désherbage et la récolte au moyen d'un repiquage linéaire, a précisé FIDA. Autour des exploitations, sur plus de 5 000 hectares de terre, des haies de buissons seront plantées pour que le bétail puisse se nourrir. L'aménagement de haies prévient l'érosion et permet de localiser le pacage, tandis que les déjections animales permettent de fertiliser le sol. En outre, il est prévu dans le cadre de ce projet d'introduire un système de crédits pour l'achat de 1 000 vaches laitières de race, 3 000 moutons et chèvres et 800 porcs qui aideront les paysans à accroître le revenu familial et à améliorer l'alimentation du ménage, notamment celle des enfants. Dans chaque district du pays, des centres communautaires d'innovation faciliteront le partage de l'information entre les agriculteurs, les agents de sensibilisation et les autorités locales, en encourageant notamment des visites sur le terrain et en proposant une formation, a fait savoir FIDA. Les rapports d'activité de ces centres seront intégrés à un système national de gestion d'information sur les meilleures réalisations.

[Le programme de réduction de la pauvreté du gouvernement rwandais : www.minecofin.gov.rw]

07/10/2005 (source: Rwanda Vision)

Pour un grand pas commercial et un meilleur ravitaillement de certaines matières provenant de pays voisins…
Enfin tout commence a bien se réaliser, toutes les routes qui mènent vers les frontières sont réfectionnées, leurs apparences ont pu se métamorphoser, comme par enchantement.
C'est donc bien parti pour la vision 2020 intitulée "corridor du sud", pour une grande satisfaction de commerçants exportateurs et importateurs. Certes, le Rwanda avait tellement besoin des pays voisins pour faire face a ses besoins de premières nécessités surtout en matières premieres. C'est en quelque sorte un rendez vous du donner et du recevoir qui commence, cette fois çi.
On espère bien que ce grand pas déja réalisé va apporter un minimum de satisfaction au manque du sucre et de charbon de bois qui fait souffrir le Rwanda.

04/10/2005 (source: PanaPress )

Le Premier ministre rwandais, Bernard Makuza, a invité ce mardi, à l'occasion du 6ème congrès panafricain des coopératives d'épargnes et de crédits, toutes les institutions de microfinances opérant au Rwanda, à oeuvrer avec professionnalisme dans leur carrière, étant donné qu'elles constituent le pilier du développement socio-économique national,

22/09/2005 (source: L'Intelligent )

Le désenclavement sur les rails
Le gouvernement rwandais fonde beaucoup d'espoirs sur un projet de liaison ferroviaire entre Kigali et Isaka, en Tanzanie (850 km). Sa réalisation permettrait en effet de réduire l'enclavement du pays, puisque Isaka est déjà relié par chemin de fer au port de Dar es-Salaam, sur l'océan Indien (550 km). Les résultats de l'étude de faisabilité, financée par un don du Fonds africain de développement (2,4 millions de dollars), devraient être connus avant la fin de cette année. La liaison actuelle route-rail est à la fois très chère (plus de 150 dollars la tonne) et impraticable par temps de pluie. Des prolongements ultérieurs vers le Burundi et l'est de la RD Congo (Kisangani) sont envisagés.

19/09/2005 (source: XinHuaNet )

La Banque africaine de  développement (BAD) ouvrira prochainement un nouveau bureau dans  la capitale rwandaise de Kigali, a déclaré à la presse Kader A.  Gueye, le représentant national nouvellement nommé de la banque.  Ce bureau se concentrera sur le décaissement des prêts et dons  au Rwanda, pour accélérer le processus de demande de dons, a  déclaré M. Gueye au siège de la BAD. 

"La question des taux de décaissement est la priorité de ce  bureau, et cela réduira le long processus d'octroi de dons qui  freine les programmes de développement dans le pays", a dit M.  Gueye. "La BAD sera directement impliquée dans la gestion des projets, et ce bureau devra réduire les durées et coûts des transactions et procédures. Les problèmes de la préparation des demandes de dons  seront résolus car le bureau participera au soutien technique et à la construction de capacités", a dit M. Gueya, ajoutant que la  plupart des projets sont mal rédigés ce qui cause des retards dans leur mise en oeuvre.  D'autres domaines d'importance comprendront la coordination de  l'aide entre les pays donateurs et le Rwanda, ainsi que la gestion directe et la surveillance des projets de la BAD au Rwanda.  La BAD cherche à s'impliquer dans les discussions bilatérales  et à améliorer le dialogie entre le Fonds monétaire international, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et  l'agriculture (FAO) ainsi que d'autres partenaires de  développement dans le pays, a noté M. Gueye. 

La BAD, qui a ouvert ses opérations en 1966, compte 77 pays  membres. Du fait du conflit en Côte d'Ivoire, la banque a  temporairement déplacé une partie de ses opérations d'Abidjan à  Tunis en 2003.

14/09/2005 (source: Le Soleil - Sénégal)

L'environnement des affaires s'est considérablement amélioré en Afrique du fait des réformes économiques engagées sur le continent, selon un rapport de la Banque mondiale rendu public hier à Paris. Intitulé « Doing Business in 2006 » (Faire des affaires en 2006), le rapport salue la simplification de la législation douanière et les nouvelles règles d'accès au crédit au Rwanda.

On rappelle que le Fonds monétaire international (Fmi) avait également salué les réformes économiques engagées en Afrique, faisant le lien entre elles et la croissance de plus de 5 % enregistrée en 2004 sur le continent.

9/09/2005 (source: RwandaVision)

Le représentant de l' Agence rwandaise du Secteur Privé, (Rwanda Investment Promotion Agency RIPA), Mr NKURUNZIZA Williams annonce que jusque dans ce mois de Septembre, le Rwanda totalise 270 milliards de francs rwandais, somme qui provient des différents projets investis dans le pays. Selon l'interview qu' il a accordé à radio Rwanda, elle dépasse de loin de la totalité de l' année passée (moins de 200 milliards pour toute l' année); il explique que cela va grandement contribuer au renforcement de l'économie du pays. Le Riepa se dit satisfait du nombre des investisseurs qui s' adonnent aux activités de développement du pays.

4/09/2005 (source: BBC)

Le Rwanda veut devenir le "centre technologique" de sa région

Le réseau va quadriller tout le pays Les zones rurales jusqu'ci se sont passées de la haute technologie Onze ans après le génocide effroyable qui a coûté la vie à 800.000 personnes, le Rwanda veut maintenant jouer un rôle de pionnier de la haute technologie.

http://www.radio-kankan.com/index.php?id=52&backPID=42&tt_news=9182

2/09/2005 (source: XinHuanet)

La Zambie, la Tanzanie et le  Kenya ont convenu d'accélérer la mise en oeuvre du projet  d'interconnexion qui reliera leurs réseaux électriques avant 2009, a rapporté vendredi le journal Times of Zambia. Un projet d'étendre ce réseau électrique au Rwanda a également  été discuté lors de cette réunion, mais aucun accord concret n'a  été signé.

29/08/2005 (source: Les Echos)

BAD: Le nouveau président prend ses fonctions jeudi
Le président nouvellement élu de la Banque africaine de développement (BAD), le Rwandais Donald Kaberuka, prendra ses fonctions jeudi prochain à Tunis, siège provisoire de la BAD, apprend-on lundi auprès de l'institution africaine.

07/08/2005 (source: PanaPress)

M. Lamy, qui prendra ses fonctions le 1er septembre, a déclaré devant le Conseil général qu'il avait choisi comme adjoints, Alejandro Jara (Chili), Valentine Rugwabiza (Rwanda), Harsha Singh (Inde) et Rufus Yerxa (États-Unis). Leur mandat commencera le 1er octobre.
Mme Rugwabiza occupe le poste d'Ambassadeur du Rwanda auprès de l'OMC depuis 2002 et elle est la première femme à être désignée comme Directeur général adjoint à l'Organisation mondiale du commerce.

04/08/2005 (source: L'Intelligent)

4 millions USD investis dans l'immobilier au Rwanda
Environ 4 millions de dollars US (soit 2 milliards de francs rwandais) ont été investis dans la promotion de l'immobilier au Rwanda, a indiqué ce mercredi le directeur général de la Banque de l'habitat du Rwanda (BHR), Pipien Hakizabera. "200 personnes ont bénéficié de ces crédits au logement et le nombre devrait augmenter l'année prochaine, car nous avons l'ambition de doubler le chiffre d'affaires de la BHR estimé cette année à 1 milliard et demi de francs rwandais (3 millions dollars)", a déclaré le directeur Hakizabera.

22/07/2005 (source: Le Soleil. Dakar)

L'agriculture au centre des préoccupations des pays en développement (Réunion de l'OMC à Genève)

L'ambassadeur du Rwanda et, par ailleurs, coordonnateur du groupe africain à l'Omc à Genève, Valentine Rugwabiza Sendanyoye estime, que dans les négociations sur l'agriculture, le soutien domestique et les subventions à l'exportation, pratiqués par les pays industrialisés, demeurent l'une des principales préoccupations des pays en développement dans les négociations multilatérales de l'Omc. “ La principale priorité du groupe africain dans les négociations, c'est l'agriculture qui est un domaine dans lequel il y a malheureusement moins d'avancée ”, explique la diplomate rwandaise. L'objectif principal des pays en développement, en particulier ceux d'Afrique, c'est “ d'arriver à une réduction substantielle de ces subventions à l'agriculture ”. Elle explique que le soutien interne des pays riches et les activités de valeur ajoutée, imposées par les pays industrialisés, asphyxient les produits des pays pauvres. La diplomate rwandaise souligne que le groupe des pays africains attend une réduction substantielle des barrières tarifaires qui rendent difficile l'accès aux marchés des pays riches des produits de base des pays en développement. La grande majorité de pays en développement n'a pu accéder aux marchés des grandes puissances industrielles à cause de la limitation de ses capacités de l'offre, à l'exception de l'Île Maurice et du Malawi qui ont pu tirer avantage des préférences. S'agissant des barrières non tarifaires dans les échanges, ses règles d'origine sont le plus souvent utilisées, selon Mme Rugwabiza Sendanyoye, pour protéger les industries locales. Pour ce qui est des services, ils restent le secteur en croissance le plus important, mais où le groupe de pays africains font face à plusieurs barrières tarifaires et non tarifaires. À cela, s'ajoute le fait que la majorité des pays africains n'ont pas présenté d'offres assez valables. Elle insiste toutefois sur l'importance de faire partie du système multilatéral pour les petits pays dans les accords de libre-échange et de constituer des coalitions capables de faire entendre leurs voix. Cela est d'autant plus nécessaire, compte tenu du fait que les Pma bénéficient de beaucoup d'exemptions au sein de l'Omc et ont beaucoup de flexibilités dans les négociations multilatérales du cycle de Doha.

“ En tant que négociateurs, j'ai besoin de la pression de mes cotonculteurs, des manifestations à Hongkong et dans nos capitales pour rétablir les règles du commerce internationales, afin de gagner les marchés ”, souligne l'ambassadeur du Bénin, et par ailleurs, coordinateur des pays Acp aux négociations de l'Omc, Samuel Amehou.

18/07/2005 (source: AFRICATIME.Com - PANAPRESS)

Le 67ème Congrès panafricain des coopératives de micro-finances et de crédits prévu début août prochain à Kigali regroupera des experts de plusieurs pays d'Afrique, d'Europe et d'Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada) sur le thème: "Pour une meilleure sécurité de l'épargne".

08/07/2005 (source: UN Integrated Regional Information Networks - Nairobi)

Le Fonds africain de développement (FAD), une agence du Groupe de la Banque africaine de développement, a annoncé mercredi qu'elle réduirait la dette du Rwanda de 224 millions de dollars américains

11/06/2005

Jeune Afrique L'intelligent.com :: Le G8 annonce une annulation "historique" de la dette des pays pauvres



1. Introduction: Géographie du Rwanda

Le Rwanda fait partie de l'Afrique des grands lacs.

Appelé le Pays des mille collines , le Rwanda est bordé au nord par une chaîne de volcans élevés (3500 à 4500 mètres), à l'est par les marais de l'Akagera, au sud-est par les marais du Bugesera, au sud-ouest par le massif forestier de Nyungwe, écrin de la source du Nil, et à l'ouest par l'immense et magnifique lac Kivu. La capitale, Kigali, est à 1 400 mètres d'altitude et une grande partie du pays est au-dessus de ce niveau. Bien qu'étant situé juste sous l'équateur, du fait de l'altitude, le Rwanda a un climat très agréable et des températures moyennes de 20 à 25 degrés, parfois moins, dans certaines régions montagneuses. Le pays ne manque ni de pluies, ni d'eau. La chaîne de volcans dispose de réserves de neige dont la fonte alimente en eau les rivières dans les périodes plus sèches (juin-août).

Les paysages sont très verdoyants, ondoyants, fréquemment couverts de bananeraies et les rivières abondantes. Dans les vallées et jusqu'au sommet des collines, les petites parcelles cultivées à la houe, quadrillent la campagne. Parfois quelques vaches aux grandes cornes veillées de loin par un gamin. De grands nuages lambinent dans le ciel bleu. Peu de villages. L'habitat est dispersé dans les collines. Les maisons sont en brique de terre ocre ou en brique cuite pour les plus cossues, toujours dans un jardin cloturé, sauf parfois en bordure de route. Les fenêtres grillagées. Les toits sont en tôle, parfois en tuiles.

Les grandes routes qui relient Kigali et les « grandes » villes de province sont en bon état ou en cours de réfection, mais les autres routes, en terre rouge ravinée, sont souvent mauvaises. Quel que soit leur état, elles ne sont jamais désertes, et témoignent, selon les mouvements de la population de la présence des marchés. Les marchandises achetées ou vendues sont transportées dans des pick-up japonais, sur la tête ou sur des vélos, parfois encore sur de massifs vélos en bois qui semblent n'avoir pas de limite de capacité de charge. De nombreux taxis de «  18 places  » transportent les gens sur de plus longues distances. L'athmosphère générale donne une impression particulièrement paisible qui contraste avec l'histoire récente. De temps en temps une pluie torrentielle détrempe ce paysage, puis le soleil réapparaît.

Le Rwanda est divisé en 12 préfectures : Butare, Byumba, Cyangugu, Gikokgoro, Gisenyi, Gitarama, Kibungo, Kibuye, Kigali Ngali, Ville de Kigali, Rugengeri, Umutara.

2. L'économie du Rwanda

L'économie du Rwanda est principalement marquée par sa forte dépendance de l'agriculture (40% du PIB), une croissance annuelle de plus de 6 %, un développement des services, une faible industrialisation et une très forte densité démographique (>300 hab./km²). L'inflation est d'environ 4 %, et, si le PIB par habitant est d'environ 200 € par an, le PIB-PPA annuel (pondéré par le pouvoir d'achat) moyen par habitant est de 945 dollars. Son indice de développement humain est de l'ordre de 0,40 en 2002, c'est-à-dire dans la moyenne des pays voisins.

En décembre 2004, un euro était échangé contre 740 francs rwandais. Il n'y a plus de change « au noir », le gouvernement a structuré la profession, après avoir fait faire un peu de prison aux récalcitrants. Un économiste dans une administration peut toucher 100 000 francs par mois, soit 135 euros. Un maître-assistant à l'université peut toucher environ 175 000 francs par mois, soit 235 euros. Les salaires de l'administration sont effectivement payés. À Kigali un chauffeur pour une journée demande 5000 francs, soit 6,76 euros. Une course en taxi individuel pour environ 5 km à Kigali revient à 2000 francs, soit 2,70 euros, une coupe homme chez le coiffeur environ 700 francs, une heure d'Internet dans un cyber-centre 500 francs, une brique d'un demi-litre de lait UHT 450 francs, une bouteille de 33 cl d'eau de source 250 francs, une brochette de chèvre-frites environ 600 francs (variable), une heure de parking au centre de Kigali 100 francs.

Le Rwanda ne dispose pas de richesses minières, mis à part un peu de coltan. Hormis la question de l'eau courante qui manque à beaucoup, l'un des problèmes majeurs du Rwanda est celui de l'énergie. Moins de 4 % des Rwandais sont branchés au réseau d'électricité, et ce réseau est loin de couvrir les besoins de ses abonnés qui subissent de fréquentes et longues coupures. Les possibilités de développement local de la production d'énergie sont subordonnées à des accords avec les pays voisins, dans une région marquée par une grande instabilité politique qui plombe les projets possibles.

Le secteur du batiment se porte bien. Kigali est passé en vingt ans de quelques dizaines de milliers d'habitants à près d'un million.

Le gouvernement a une perspective globale qualifiée sous le nom de «  Vision 2020  ». Ce projet directeur table sur une croissance de 7 %, un développement du secteur privé, une modernisation de l'agriculture et veut faire du Rwanda un centre régional de services pour l'Afrique des grands lacs.

Le régime rwandais s'est rapproché des initiateurs du projet du NEPAD et partage leur vision.

3. Le Rwanda institutionnel

Le Rwanda est unerépublique de constitution démocratique. Le Président est élu au suffrage universel, le parlement est constitué de deux chambres, l'Assemblée nationale et le sénat. Les partis politiques, indépendamment de leurs activités habituelles, se réunissent dans un Forum de concertation , dont les décisions sont prises par consensus.

Le pouvoir judiciaire est constitué de la Cour Suprême, la Haute cour de la République, de Tribunaux de provinces, de Tribunaux de Districts et de Villes, et de juridictions spécialisées : Gacaca (justice traditionnelle villageoise), militaires, etc..

La politique du Rwanda est fortement imprégnée des conséquences du génocide des Tutsi de 1994, du contexte du mal-développement, et de l'instabilité de l'Afrique des grands lacs (Burundi, Ouganda, Est de la République démocratique du Congo).

Lien vers le site du gouvernement du Rwanda :: http://www.gov.rw/

 


© IBUKA Mémoire & Justice :: Section France :: HOTEL MUNICIPAL de la Vie Associative de NIORT :: 12 rue Joseph CUGNOT - 79000 NIORT - Email: asso.ibuka@tiscali.fr ::..:: Webmaster: Ibuka WebM